Francine's profileAu pays de GirofléePhotosBlogListsMore Tools Help

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    August 08

    Le faucon pèlerin

    On peut dire de cet oiseau de proie, qu’il revient d’une grande aventure.  Durant les années 60 il fût menacé d’une disparition certaine. Un puissant insecticide non biodégradable , l’hydro-carbure chloré ou DDT dévastait les rangs de l’espèce.  Les insectes ingéraient ce produit, le transmettaient aux insectivores qui eux à leur tour servant de proie au faucon pèlerin, contaminaient celui-ci.

    Les mâles de l’espèce avaient perdu le goût de se reproduire et les coquilles des oeufs pondus par les femelles étaient si minces qu’elles se brisaient sous leur poids lorsqu’elles couvaient.  Les populations de faucons pèlerins furent donc décimées.  Des groupes spécialistes en ornithologie ont dû instaurer rapidement un programme de reproduction en captivité pour sauver le peu d’individus qui restaient de cette espèce.  Après différentes pressions populaires, l’utilisation du DDT fût donc interdit au Canada et aux États-Unis, malheureusement certains pays l’utilisent encore mais ce produit est de moins en moins populaire mais si le faucon pèlerin  passe l’hiver dans ces endroits, évidemment il peut être à nouveau atteint.  Beaucoup de surveillance se fait à ce niveau dont la protection des nids.

    C’est grâce à plusieurs élevages et aux lachers en pleine nature que des résultats positifs ont été atteints.  Différents endroits retrouvèrent par la suite des sites de nidification.  Ainsi après une absence d’environ 30 ans à Montréal, le faucon pèlerin est réapparu.  Certaines régions du Canada et des États-Unis ne l’ont par contre jamais revu.

    L’ayant observé à plusieurs reprises sa vitesse est vraiment impressionnante, quand il passe pour attraper un oiseau, je n’ai pas vraiment le temps de l’identifier mais comme il se perche souvent sur les poteaux des environs, je peux très bien constater que c’est bien lui.  Je ne peux dire que je le vois tous les ans mais c’est arrivé plusieurs fois.  Bien sûr s’il attrape une proie un peu plus grosse je peux donc le voir de plus près, il frappe sa victime avec son talon et rapidement il repartira avec comme si c’était une plume. Chasseur expérimenté il attrape souvent les oiseaux au vol et peut se nourrir également de quelques insectes.

    Cet oiseau de 41 cm possède des ailes très effilées et relativement longues dont l’envergure peut varier de 91 à 112 cm.  Sa queue est très large.  Sa tête est couverte d’une calotte très foncée pratiquement noire et il a de larges favoris sur la joue s’étendant au dessous de l’oeil. Son dos est gris bleuâtre, ventre barré, bavette blanche.  Comme chez la plupart des faucons les femelles sont nettement plus grandes.

    faucon pélerin

    Le faucon pèlerin ne construit pas de nid.  Il se contentera d’amasser parfois quelques matériaux à l’endroit où il déposera de 3 à 5 oeufs sur une corniche de falaise, parfois dans la cavité occasionnée par le bris de la cime d’un arbre, sur les hauts édifices et quelquefois à même le sol. Ses oeufs ont le fond crème et sont masqués par de larges taches d’un brun rougeâtre assez vif.  L’incubation est assurée par les deux parents.

    On le retrouve dans les secteurs dégagés près des falaises, dans les zones urbanisées et les côtes.  Il est en fait ouvert à pratiquement toutes les civilisations et à toutes les coutumes.

    Son cri est une suite d’appels discordants et très aigus.

    Cet oiseau est vraiment très beau à observer.  C’est sûr qu’il se nourrira de certains de nos visiteurs de mangeoires mais jamais il ne réduira de façon appréciable le nombre d’individus d’une espèce.  C’est l’équilibre de la nature. Un oiseau de proie me fera toujours sursauter, mais ce qu’il est impressionnant à voir ce faucon c’est magnifique.

    BONNES OBSERVATIONS!

    outarde_22951

     

     

     

    May 30

    Ils n'existeront plus..... ils n'existent plus

     

     

     

     

     

     

     

      Ange Bleue Nathaly

     

    Les espèces menacées, et les espèces disparues font malheureusement partie de la réalité autant chez les oiseaux que chez plusieurs animaux et insectes.

    Plusieurs personnes de nos jours consacrent leurs énergies pour la sauvegarde des espèces en voix d'extinction.  La réhabilitation du faucon pélerin qui aurait pu disparaître à cause des pesticides, a gagné la bataille, c'est également le cas du Grand Tétras.

    Mais le combat est loin d'être terminé.  Si la chasse commerciale a été la cause principale de la disparition de plusieurs espèces durant les deux derniers siècles, ce n'est plus le cas aujour'hui les contrôles étant beaucoup plus sévères à ce niveau.  Par contre, la pollution, la destruction des habitats sont devenus les problèmes majeurs.

    Dans les espèces qu'on ne connaitra jamais on retrouve le gladiateur des Uluguru disparu depuis 1961, la paruline pied-blanc de l'île Ste-Lucie aperçue pour la dernière fois en 1972.  Plusieurs tourterelles Soccoro une espèce mexicaine vivent encore en captivité seulement, mais n'existent plus dans la nature depuis plusieurs années.   En 1987, ce fût le cas du bruant maritime(la race noire) il n'en restait que 5 en captivité, on peut donc conclure que cette espèce a disparu également.  Ces oiseaux avec des noms assez spéciaux pour certaines espèces je l'avoue auraient pu faire encore partie de la faime ailée mais il est trop tard et comme on dit on ne refera pas le passé.

    L'histoire de la tourte dépasse l'imagination.  Sa disparition demeure la plus spectaculaire.  Durant des décennies elle était une des espèces les plus abondantes en Amérique du Nord.  On estime environ entre trois à cinq milliards d'individus.  Les migrations des pigeons voyageurs comme ils étaient surnommés à l'époque obscurissaient le ciel tellement elles étaient importantes.  On rapporte que les volées formaient un ruban d'environ 500 km de longueur sur 1 km de largeur, ca en fait des oiseaux ça.

    La tourte était essentiellement arboricole et souvent dans les forêts de hêtres où presque toutes les branches étaient occupées par des nids.  Il n'était pas rare d'en compter une centaine dans un seul arbre. Le nid était pratiquement identique à celui de la tourterelle triste, un amas de brindilles d'une solidité douteuse.    La première mention de la tourte remonte à 1630 (on parlait alors de millions et de millions d'oiseaux) et c'est vers 1870- que son déclin a débuté.  Que s'était-il donc passé?

    Deux causes sont à l'origine de sa disparition, la chasse commerciale et la transformation de la plus grande partie des aires de nidification.  On signale qu'en 1879, 5000 personnes chassaient la tourte aux États-Unis, commercialement et à longueur d'année, autant sur les lieux où elle nichait que sur ses aires d'hivernage.  Les chasseurs utilisaient des filets et pouvaient capturer environ 2500 à 5000 indivdus par jour.  Les volatiles étaient livrés à la ville par bateau ou chemin de fer mais plusieurs étaient capturés vivants pour être utiliser dans les clubs de tir.  Plusieurs les chassaient même à partir de la fenêtre de leur maison, les autorités des villes ont alors  adopté un réglement interdisant la chasse à ces endroits.

    La tourte avait une chair dont les gens raffolaient semble-t-il.  À la vitesse qu'elle fût chassée , la dernière tourte qui vivait au zoo de Cincinnati était née en captivité, les autres avaient tous été éliminés.  Elle se prénommait Martha, elle mourut à l'âge de 29 ans, le 1er septembre 1914.

    Comme je le mentionnais dans le billet des tourterelles tristes, la tourte y ressemblait beaucoup pour sa forme, la variation était sur la grosseur, celle-ci était plus grande et la couleur de son plumage différait.

    C'était un très bel oiseau...

    Giroflée

     

    Un merci tout spécial à Ange bleue Nathaly pour ce très beau cadre de sa création.

     

     

    March 10

    Le vacher à tête brune, l’oiseau parasite

    Cet oiseau que l’on retrouve souvent en compagnie des quiscales bronzés et des carouges à épaulettes, est le pire parasite des nids en Amérique du Nord.  Ce phénomène n’est pas très courant, mais il existe également chez le coucou en Europe et en Afrique ainsi qu’une espèce de canard en Amérique du Sud, l’hétéronette à tête noire.  Le parasitisme a suscité beaucoup ma curiosité, comme on dit quand il y a problème on aime bien connaître le pourquoi, ce qui m’a amené à faire beaucoup de recherches sur le sujet et ça me fait plaisir de partager avec vous mes découvertes.  Pourtant le vacher n’est pas un oiseau ayant mauvaise apparence, le corps noir assez luisant pour le mâle avec la tête brun chocolat, il est tout un séducteur passant d’une conquête à une autre, et la femelle est beige très pâle.   Il mesure environ 18 cm.

    Le vacher à tête brune, dont son nom provient du fait qu’il suit souvent les troupeaux de vaches qui délogent les insectes à leur passage, est loin d’être populaire. Il a une très mauvaise réputation.  On dit qu’il y a fort longtemps, il construisait son nid mais il a perdu cette pratique, s’adonnant maintenant au parasitisme.  Ce qui a produit ce changement peut dépendre de différents facteurs dans l’environnement dont la déforestation qui a rendu les nids hôtes plus accessibles, selon moi cet oiseau n’avait probablement pas beaucoup d’instinct maternel à mon avis.  En fait il a opté pour le plus facile, faire couver ses oeufs par d’autres espèces et du même coup, éviter l’élevage de ses petits.

    Malheureusement plusieurs espèces d’oiseaux en sont victimes, dont au moins 150 espèces en Amérique du Nord sinon plus.  Il choisira les espèces plus petites que lui qui se nourrissent également d’insectes.  Plusieurs bruants et parulines auront la lourde tâche de couver et d’élever un vacher.  Ses préférés sont le bruant chanteur, la paruline jaune, le moucherolle phébi et le bruant familier. La façon dont il procède est assez spéciale. La femelle vacher s’installe sur un perchoir et surveille pour repérer les nids qui accepteront ses oeufs, bien souvent elle claquera des ailes pour intimider les futurs parents adoptifs afin de les éloigner le temps qu’elle y déposera sa ponte.  Elle pourra pondre 12 oeufs et plus par année dans différents nids ce qui fait que beaucoup d’espèces en subiront les conséquences.

    Mais quelle sera la réaction des oiseaux parasités par ce fameux vacher?  Pour le merle d’Amérique, il s’en défendra très bien rejetant en bas du nid l’oeuf indésirable, le geai bleu en fera autant ainsi que le moqueur chat et plusieurs autres espèces.  La paruline jaune a pour sa part un truc que j’aime bien, elle construit un autre plancher à son nid par-dessus l’oeuf intrus.  Mais même si certaines espèces arrive à l’éviter, d’autres couveront et élèveront les bébés vachers bien souvent au détriment de leurs petits.  La population du vacher à tête brune est à la hausse.

                              vacherA                                        vacher

                                      Le mâle                                                 La femelle

    Le bébé vacher naîtra bien souvent avant les autres oisillons, ce qui lui donnera l’avantage d’être nourri avant eux et comme il est plus gros de nuire aux autres oiseaux de la couvée.  Il lui arrive souvent de jeter les autres hors du nid malheureusement.  Il a la peau sensible et ne peut tolérer d’être touché.

    Les espèces les plus menacées par le parasitisme du vacher à tête brune et ce dangereusement sont la paruline de Kirtland, le viréo à tête noire et le viréo de Bell qui ont un déclin important de population.

    Des chercheurs ont démontré également selon une étude menée en 2007.  Qu’il y avait représailles, dans 56% des cas de parulines ayant rejeté les oeufs des vachers, ceux ci devenaient agressifs et allaient par la suite détruire les nids des victimes ce qui les obligeaient à reconstruire et à être à nouveau parasité.  Il n’a pas beaucoup de qualités ce vacher.

    Observer un bruant familier ou un bruant chanteur qui nourrit un bébé vacher m’est arrivé plus d’une fois et c’est désolant.  Ces bruants étant beaucoup plus petits que le vacher adopté.

    Heureusement, l’ornithologie apporte beaucoup plus de belles choses que des phénomènes comme ceux-ci.  Les choses positives l’emportent sur les négatives.  Mais je trouve que c’est bien de connaître ce type d’agissement, car on en connaît plus sur nos visiteurs ailés.  Bien sûr, si vous ne voyez pas de vacher à tête brune dans votre entourage, il est fort possible que vos autres invités n’en soit pas affectés.

    BONNES OBSERVATIONS!!!

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