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    April 14

    Voler aux pays lointains

    C’est tellement beau regarder le ciel et y voir voler les oiseaux, plusieurs avec des styles différents à des hauteurs qui varient, certains en groupes d’autres plus solitaires.  Mais comment y arrivent-ils?

    Le vol est une opération assez spéciale.  Les oiseaux doivent lutter contre les forces de la gravité en se déplaçant.  Les ailes servent donc d’hélices grâce aux plumes qui se trouvent à l’éxtrémité, repliant celles-ci pour monter et rendu à la hauteur désirée les réouvrir complètement pour être ensuite aidées de la queue pour obtenir la direction voulue.  Un petit groupe de plumes à l’avant des ailes servira à la descente.

    Selon différents calculs effectués, l’étourneau sansonnet battrait des ailes environ 4 fois à la seconde comme le chardonneret, 2 battements chez le canard noir, quand même intéressants comme statistiques surtout lorsqu’on arrive au colibri à gorge rubis , la moyenne étant de 53 battements à la seconde pour la femelle et de 70 pour le mâle, une très grosse différence face aux autres espèces .  Un expert ce petit oiseau on pourrait lui décerner facilement la médaille d’or. Plus les ailes sont grandes moins l’oiseau bat des ailes souvent.

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    Chaque espèce a ses propres caractérisques pour ce qui est de la vitesse.  Les gallinacés comme le faisan, ont des ailes très courtes ce qui permet d’avoir des décollages très rapides à la verticale.  Les passereaux quand à eux, étant très petits, pourront même faire des spectacles aériens assez spéciaux et se promener au vol rapidement et sans problème à travers les brousses.  Par contre pour l’albatros qui est assez lourd et possède de très petites ailes le décollage sera très compliqué, s’il n’y a pas de vent il devra rester sur l’eau ou sur terre.

    Souvent on voit des oiseaux qui tentent de s’envoler au dessus de l’eau mais qui doivent courir à la surface en battant des ailes rapidement avant de réussir à monter.  C’est le cas des huarts, des canards plongeurs, des macareux, du petit pingouin et plusieurs autres espèces qui ont de très petites ailes par rapport à leur poid ce qui ne leur facilitent pas la tâche du décollage.

    Parmi les maîtres de la vitesse, le champion du monde est le faucon pélerin qui peut atteindre facilement 99 km/h.  En observant le faucon pélerin agir durant la chasse qu’il effectuait au poste d’alimentation, j’ai pu constaté une chose, pourtant je regardais mais je ne l’avais pas vu passer tellement il avait été rapide et il s’était perché dans le merisier qui se trouvait en face de moi.  La même chose m’est arrivé à plusieurs reprises.

    Le moineau volera à environ 28 km/h, le goéland 38km/h et mon petit colibri avec sa médaille d’or pour les battements pourra même atteindre 80 km/h lorsqu’il est pressé.  Évidemment dépendant du vent, la vitesse peut varier beaucoup.  En général, la vitesse d’un oiseau atteint de 30 à 60km/h.

    La vitesse de chaque espèce affecte évidemment les distances parcourues lors de grands déplacements au printemps et à l’automne et la durée bien sûr du voyage.

    Les vols en formation sont une économie d’énergie. On aperçoit très souvent les bernaches qui forment un V dans le ciel , magnifique d’ailleurs, mais ce V est d’une grande utilité , chaque oiseau se place un peu plus haut que celui qui le précède il bénéficie de cette façon du tourbillon d’air.  Durant le trajet les oiseaux changent de place pour ainsi profiter chacun de l’air envoyé par le battement des ailes de l’autre et ainsi obtenir plus de force.

    J’aime bien regarder les oiseaux volés, ils nous apprennent beaucoup. Et quelle grâce pour certains.  Observez bien une mésange elle vole en effectuant une vague tandis que le merle lui passera comme en ligne droite.  Fascinant à regarder ces volatiles.

    BONNES OBSERVATIONS!

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