Francine's profileAu pays de GirofléePhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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September 02 L’ouïe chez les oiseauxMême si les rapaces nocturnes comme les hiboux et les chouettes ont une ouïe exceptionnelle, l’oreille des mammifères en général et celle des humains en particulier est beaucoup plus aiguisée que celle de la plupart des oiseaux. L’homme peut percevoir les sons dont la fréquence se situe entre 20 et 20,000 cycles par secondes (hertz) mais la majorité des oiseaux sont incapables d’en faire autant. L’étourneau sansonnet entend presque les mêmes sons aïgus mais sa faculté de perception diminue considérablement pour les basses fréquences. Les sons de moins de 650 hertz lui sont inaudibles. Chez le moineau domestique c’est la même chose, par contre pour le pigeon biset ou un poulet domestique c’est autre chose qui se produit car ils sont capables d’entendre des notes graves que les humains ne peuvent percevoir. Le pic chevelu peut entendre des sons de très basses fréquences ce qui lui sert souvent à détecter les insectes qui percent le bois, des sons également inaudibles pour les humains mais que l’on entendrait très bien à l’aide d’un stéthoscope. Contrairement aux chauves-souris, les oiseaux ne perçoivent pas les ultra-hautes fréquences (inaccessibles également à l’oreille humaine). Mais par contre ils sont toutefois sensibles aux changement de tonalité, je trouve que comme exemple le moqueur polyglotte en est un très bon , car il imite le chant des autres oiseaux entendant ces changements. Les oiseaux montrent également beaucoup de faciliter à localiser la provenance d’un son. La capacité auditive des oiseaux varie d’une espèce à l’autre. Leurs oreilles ne possèdent pas de pavillons externes et elles sont recouvertes de plumes, sauf pour les autruches et certains vautours. Chez certains oiseaux plongeurs comme le manchot, des muscles circulaires de la partie externe de l’oreille ferment complètement l’orifice lorsqu’il est sous l’eau. L’oreille aviaire est également dotée d’une membrane semblable au tympan et de canaux semi circulaires qui jouent un rôle capital pour l’équilibre. Ces canaux sont essentiels au niveau des performances aériennes de certaines espèces. Si on prend le faucon qui doit voler parfaitement pour chasser ses proies, ses canaux sont plus importants que chez le canard par exemple. Chez l’effraie des clochers, le disque facial n’est pas symétrique et c’est aussi le cas de ses oreilles, celle de gauche étant plus élevée que celle de droite, elle est plus sensible à la provenance de certains bruits. Vraiment incroyable parfois de découvrir dans la vie comment chaque chose a son utilité. L’effraie peut localiser des sons à hautes fréquences tandis que ses cousins le grand-duc d’Amérique et le grand-duc d’Europe sont très sensibles aux basses fréquences. On a bonne ouïe pour écouter chanter nos amis ailées et eux nos entendent chacun à leur façon. BONNES OBSERVATIONS! June 20 Pas de lunettes pour les oiseauxL’oeil chez la faune ailée possède des performances assez exceptionnelles. Le regard des rapaces a toujours fasciné, cette faculté qu’ils ont de localiser leurs proies à de grandes distances est vraiment surprenante. L’acuité visuelle des aigles et des faucons est trois fois supérieure à celle des humains et ils sont même capables de distinguer une gamme de couleurs. L’aigle est le grand champion, volant à 1500 mètres d’altitude il peut aisément repérer un rongeur de 15cm qui court dans un champ, presqu’incroyable. Mais il ne sont pas les seuls puisque plusieurs petits passereaux qui doivent capturer des insectes pour se nourrir possèdent eux aussi une vue tout aussi perçante. Il faut dire que chasser des petites bestioles en plein vol exige une coordination visuelle assez spéciale. Le pygargue à tête blanche Comme exemple je dirais que la paroi de la rétine de l’oeil chez l’homme compte environ 200 000 cônes par millimètres carrés (les cônes étant de petites cellules nerveuses sensibles à la lumière et aux couleurs qui permettent de distinguer les détails d’une image). Chez le moineau domestique, on en compte 400 000 au millimètre carré alors que cette densité atteint le million chez de nombreux rapaces. Par contre chez les gallinacés comme les tétras, gélinottes, perdrix, ils sont beaucoup moins bien pourvus sous ce rapport et c’est la même chose pour les pigeons qui eux voient moins bien que l’humain, même que s’adapter à la pénombre prends un certain temps. Par ailleurs, l’homme ne peut distinguer de façon précise que les objets qui se trouvent dans une petite partie de son champ visuel et son oeil doit se déplacer constamment pour se faire une image générale de ce qu’il voit. L’oiseau, lui, pourra voir clairement tout ce qui se trouve dans une vingtaine de degrés de son champ de vision, soit huit fois plus que l’être humain. Il a donc une vue panoramique beaucoup plus importante que la nôtre, il percevra les mouvements beaucoup plus facilement sans avoir à bouger les yeux, une qualité essentielle pour nos amis ailés, la nature les ayant dotés de cette capacité car ils en ont absolument besoin pour survivre, c’est tellement bien fait. La pie grièche grise (une rapace qui empalent ses proies, ayant le bec crochu mais est dépourvue de serre) est dotée d’une vue aussi aiguisée que celle des aigles et des faucons, pouvant même distinguer un bourdon en vol à une distance de 140 mètres. La rétine des oiseaux a également comme avantage des bâtonnets, des cellules nerveuses qui permettent de concentrer la lumière tout en percevant les objets dans la pénombre comme le font les hiboux. Dans la nuit, le grand duc peut distinguer trois fois mieux que l’être humain même s’il ne peut rien voir dans l’obscurité totale, mais la lune met souvent un peu de lumière ce qui l’aide beaucoup. Dans son cas l’ouïe l’aide extrêmement, elle est très développée. Mais malgré leurs aptitudes les rapaces nocturnes doivent effectuer bien souvent jusqu’à cinq attaques avant d’obtenir un repas. Contrairement à la croyance populaire les hiboux peuvent voir très bien le jour. Avec l’ouïe, la vue est le sens le plus important chez l’oiseau. Cette faculté permet de trouver la nourriture, de localiser un conjoint, de manoeuvrer correctement en vol, de détecter les prédateurs également. Ces volatiles sont aussi dotés d’une vision monoculaire et binoculaire. Chaque oeil voit et bouge de façon indépendante et toujours à l’horizontale. Un merle par exemple qui veut distinguer avec précision un objet situé près de lui, fera appel à chaque oeil à tour de rôle en tournant rapidement la tête. Chez les hiboux par contre l’oeil est encastré dans le crâne et ne peut bouger. L’étendue du champ de vision varie selon les espèces. Chez la bécasse, les yeux sont situés vers l’arrière possédant chacun de leur côté un champ de vision de 180 dégrés et ils peuvent voir aussi bien à l’arrière qu’à l’avant. Le grand-duc dans son cas ayant les yeux vers l’avant compensera cette lacune en effectuant une rotation de la tête pouvant atteindre 270 degrés. Pas d’erreur ils voient clair ces oiseaux et n’auront sûrement pas besoin de visite chez l’optométriste. Par contre notre vue est assez puissante pour nous permettre de les observer heureusement. BONNES OBSERVATIONS!
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