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    September 19

    La migration d’automne

    Même si certaines espèces d’oiseaux sont résidantes et visitent les mangeoires l’hiver, le nombre de celles qui sont migratrices est beaucoup plus élevé. Évidemment comme je l’ai déjà mentionné dans le billet les avantages et les désavantages de la migration, la baisse de nourriture est une cause même si plusieurs raisons restent inconnues au niveau de certains de nos amis ailés.  Dans le cas de plusieurs sortes d’oiseaux le besoin de migration est déclenchée par le photopériodisme c’est à dire la longueur du jour par rapport à celle de la nuit qui influence le fonctionnement hormonal de l’oiseau.  Ce phénomène permet à l’animal de se préparer au grand départ, notamment en assurant une accumulation de graisse sous la peau.

    Les oiseaux utilisent des méthodes variées pour se diriger durant leurs voyages.  Ils peuvent s’orienter grâce à la position du soleil et des étoiles.  Ils réagissent également au champ magnétique terrestre et aux vents dominants , avec le vent ça aide à dépenser moins d’énergie.  Chose que j’ai souvent remarqué à cette période-ci de l’année, plusieurs espèces quittent durant ces fameux vents.  Ils pourront également suivre le relief pour se guider. 

    Le sens de l’orientation de certains oiseaux est stupéfiant.  Les jeunes oiseaux parviennent à se rendre sur leur territoire d’hivernage grâce à un réflexe inné et à l’apprentissage.  Mais malheureusement certains se perdent parfois en route par manque d’expérience.

    De nombreux oiseaux de rivage qui se reproduisent dans le Grand Nord canadien traversent les deux Amériques chaque automne et chaque printemps, un voyage de plus de 20 000 km.  Un Tourne-pierre à collier, un joli oiseau de rivage qui niche en Scandinavie et dans la toundra canadienne, a déjà quitté l’Alaska en août pour atteindre les îles d’Hawaï trois jours plus tard.  Il avait donc accompli un peu plus de 1000 km par jour à une vitesse moyenne de 43 km/h.

    La paruline rayée, un oiseau de la dimension d’une fauvette, quitte souvent le Québec pour se rendre directement en Amérique du Sud, un voyage continu de 86 heures. À la fin elle n’a plus que les plumes et les os ayant dépensé énormément d’énergie qui peut être comparable à celle d’un homme courant un peu plus de six kilomètres à la minute durant 80 heures d’affilée, évidemment c’est impossible courir une telle distance en si peu de temps.

    En Europe, le Traquet motteux quitte la Scandinavie pour traverser les 2000 ou 3000 km d’océan qui le séparent des îles britanniques.  Plusieurs migrateurs d’Europe doivent aussi voler sans interruption sur une distance de 1100 km au-dessus de la Méditerranée.  Après ce périple, ils se reposent quelques temps et reprennent leur route pour franchir, cette fois, les 1600 km du désert du Sahara.

    Certains faucons nichant en Asie traversent directement les 4000 km de l’océan Indien pour atteindre la côte est-africaine un voyage de trois ou quatre jours environ.

    D’autres migrateurs parcourent seulement quelques centaines de kilomètres vers le sud pour éviter les grandes périodes de gel.

    On a également les visiteurs hivernants qui eux auront migré mais pour visiter nos mangeoires , n’étant pas dérangé par le froid mais qui auront quitté leur aire de nidification à cause du manque de nourriture, c’est le cas du dur-bec des pins, des sizerins, des bruants des neiges.

    De ce temps-ci les premières bernaches commencent à passer et comme les oies des neiges , on pourra les apercevoir durant plusieurs semaines.  En fait il m’est arrivé d’apercevoir des volées immenses d’oies qui n’avaient pas encore quitté au début décembre, il faut dire aussi que cet hiver-là fût particulièrement doux et avec peu de neige.

    oies des neiges

    Oies des neiges

    Identifier les espèces oiseaux à cette période-ci n’est pas toujours facile, la plupart des immatures n’ayant pas leur plumage d’adulte il peut arriver de confondre et c’est tout à fait normal, mais on en reconnaît plusieurs tout de même.  L’observation des oiseaux est très intéressante, des espèces de passage peuvent nous visiter le temps d’une halte.

    BONNES OBSERVATIONS!

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    March 27

    Les avantages et les désavantages de la migration

    On s’intérroge toujours sur les raisons qui amènent les oiseaux à migrer au printemps et à l’automne.  La première réponse qui nous vient à l’idée reste le fait que plusieurs espèces voyant leur nourriture qui diminue à cause du froid et la neige, quittent pour des endroits où ils pourront manger malgré l’hiver, si on parle par exemple des colibris évidemment ils ne survivraient pas au climat et ne pourraient plus se nourrir de nectar, ni d’insectes, les hirondelles ne trouveraient plus d’insectes volants donc ne survivraient pas au climat hivernal. La migration est un gros avantage pour eux.

    Mais un mystère demeure car le phénomène migratoire varie énormément selon les différents comportements de certaines espèces, le fameux pourquoi les oiseaux d’une même famille parcourent des kilomètres pour atteindre un endroit plus clément quand d’autres restent? La réponse pourrait être que la tradition de migrer peut changer avec le temps selon les variations de l’environnement, la multiplication des mangeoires pour ceux qui les visitent, ce qui fait que certains oiseaux se sentent sécurisés et sont présents durant la saison froide.  Plusieurs personnes ayant fait recherche après recherche sont arrivés à ces conclusions.  Même que différentes espèces d’oiseaux migrateurs ont même changé leur trajectoire.

    Selon les études de différents scientifiques , environ 10 milliards d’oiseaux dans le monde effectuent une migration annuelle.  La moitié quittent l’Europe et l’Asie pour l’Afrique et les autres de l’Amérique du Nord vers l’Amérique centrale et l’Amérique du sud.  Et bien sûr le déplacement se fait à l’inverse au printemps.

     

     

    On a constaté que le taux de mortalité des oiseaux résidants (espèces qui nichent et résident toute l’année changeant seulement de territoire pour se nourrir) est plus élevé que celui des migrateurs qui se rendent dans des endroits plus chauds.  Par contre les populations sédentaires (qui nichent et passent l’hiver au même endroit ex:  la sittelle à poitrine blanche) ont de plus en plus de petits.

    On compte parmi les désanvantages lors des déplacements, les prédateurs, le mauvais temps, l’épuisement et les accidents.  Tous ces facteurs causent énormément de décès.  Malheureusement des volées entières peuvent périr en mer.  Des milliers de volatiles heurtent mortellement des édifices.  Certaines volées entrent en collision avec d’autres lors de ces grands voyages migratoires.

    Les distances parcourues sont pour certains oiseaux très longues, ils perdent souvent beaucoup de poids.  La date de migration, la vitesse au vol et la destination sont particulières à chacunes des espèces.  Il y a ceux qui voyagent de jour et de nuit.  Plusieurs oiseaux de rivage quand à eux auront tendance à se déplacer que la nuit évitant ainsi beaucoup de prédateurs, se reposant et se nourrissant le jour pour redécoller au coucher du soleil.

    Quelque soit les avantages ou les désavantages nos petits amis ailés reviendront au printemps pour nous faire l’honneur de leur visite pendant plusieurs mois, pour élever et nourrir leur petite famille à nos mangeoires et dans nos arbres.  L’occasion idéale d’en observer plusieurs sortes et de découvrir de nouvelles espèces.

    BONNES OBSERVATIONS!

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    March 06

    La migration printanière

    Bientôt le temps de la migration.  Le printemps étant une saison où tout renaît, les arbres redeviendront musicaux.  Au fur et à mesure que les semaines passeront, les chants se feront entendre, les connus et ceux qu’on cherchera à découvrir qui en est l’auteur. Quelle magnifique saison. La saison idéale pour apprendre davantage et élargir notre cercle d’amis ailés.

    Autrefois on disait que l’arrivée de l’hirondelle était un signe du printemps, car plusieurs croyaient qu’elle était la première arrivée.  Mais avec les années, on a découvert que bien des espèces arrivent avant.  C’est la cas du quiscale bronzé qui sera un des premiers, cet oiseau noir que bien des gens voudraient éloigner de leur poste d’alimentation (petit truc:  servez-lui du pain dans un plateau plus éloigné des mangeoires, il en raffole et il reviendra moins souvent dans les silos de tournesol, je l’ai tenté et ça fonctionne dans au moins 75% des cas).  Les quiscales bronzés seront souvent accompagnés des carouges à épaulettes , un oiseau que j’aime bien retrouvé tous les ans,  son chant et sa façon de siffler me fascine, et également le vacher à tête brune sera présent, pas dérangeant aux mangeoires mais un parasite des nids (j’en reparlai dans un billet, c’est un cas particulier, à suivre …).  Le merle d’Amérique arrivera également égayant nos pelouses qui commenceront à se découvrir tout en mettant de la vie avec son chant mélodieux. Le bruant chanteur dans les premiers arrivés également se dépêchera à choisir son territoire pour y nicher.  Ce petit oiseau chante sans se lasser. Rare que j’aperçoit des hirondelles avant avril par contre dans certaines régions elles peuvent arriver à la fin mars .  Avril est un mois très bénéfique en observation migratoire.  Certains oiseaux ne feront qu’arrêter le temps de se ravitailler et d’autres choisiront notre environnement pour y élever leur petite famille.

    Lors de la migration printanière, les mâles sont toujours les premiers arrivés, le temps de choisir l’aire de nidification en vue du retour des femelles qu’ils devront séduire quelques jours apres.

    Évidemment les visiteurs hivernants feront eux aussi un mouvement migratoire mais dans le sens contraire, ils nous quitteront peu à peu.  C’est le cas des durs-becs des pins, des bruants des neiges, des bruants hudsoniens, des sizerins flammés et ceux blanchâtres qui eux retardent souvent leur départ et peuvent nous quitter parfois en mai.

    Plus les semaines passeront, plus les espèces reviendront.  Nous aurons la chance d’observer les nombreuses volées d’oiseaux qui mettront de la vie dans le ciel bleu printanier, dont les oies des neiges (oies blanches) et les bernaches du Canada.

     

     Dans les oiseaux aquatiques et ceux qui vivent près de l’eau.  Les pluviers kildir, les eiders à duvet et les cormorans à aigrettes seront suivis des différentes sortes de canards, les sarcelles, les hérons, les chevaliers, les becs-scies, les huards ainsi que plusieurs oiseaux apparentés à toutes ces espèces. De très belles découvertes.

    La migration printanière est un moment pour apprendre à identifier les oiseaux.  Le temps parfait pour observer nos visiteurs ailés et pour avoir la chance d’apercevoir de nouvelles espèces qui se sont éloignés parfois de leur aire de répartition  et bien sûr regarder la façon d’agir de tel ou tel oiseau.

    BONNES OBSERVATIONS!!!

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