Francine's profileAu pays de GirofléePhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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November 15 Cette mésange qui était si timide…Il y a quelques années lors d’une promenade en forêt à l’automne, j’écoutais attentivement tentant de repérer la provenance de certains sons émis par les oiseaux qui s’y trouvaient. Marchant lentement et regardant tout autour de moi espérant apercevoir un de mes amis ailés. À certains endroits le tut tut tut des mésanges à tête noire étaient très présent, car elles chantent à l’année tout comme les sittelles que j’entendaient un peu partout. Espérant toujours qu’un oiseau s’approche soudain un tut tut tut assez sourd et grinçant parvint à mes oreilles. Je m’arrêtai car je savais qu’une mésange était très près, mon regard scrutait tous les arbres aux alentours quand soudain je vis un oiseau sur une branche d’épinette mais une autre branche le cachait. Mais d’apres le tut tut tut émis c’était sûrement la mésange à tête noire, intriguée un peu je lui demandai tout bas pour ne pas la faire sursauter: - Tu es là mésange à tête noire que manges-tu dans cet épinette? J’entendis un petit murmure: - Il n’y a aucune mésange à tête noire ici, elles sont là-bas dans le sentier où l’on retrouve beaucoup de bouleaux. L’oiseau restait toujours cachée derrière la branche il n’était pas facile de l’identifier et pourtant son chant était vraiment semblable à celui de la mésange à tête noire sauf quelques variantes j’en conviens. Je m’empressai de lui demander: - Qui es-tu alors tu ressembles vraiment à une mésange à tête noire, disons le peu que je vois de toi car la branche te cache un peu, approche devant la branche je te verrai comme il faut et tu pourras alors te présenter. - Oh! non je suis très timide c’est préférable que je te réponde d’ici , je ne te connais pas et je suis un peu peureuse. Je décidai donc de rassurer cette mésange inconnue: - Ne t’en fais pas tu es assez haute dans l’arbre je ne grimperai pas c’est trop haut et tu t’envolerais de toutes manières et je ne vole pas. Lentement elle s’avança et je l’aperçu elle n’était pas comme une mésange à tête noire elle avait raison même si je n’en avais pas douter. Elle avait une calotte brune, un peu de blanc sur ses joues, son dos était brun et son ventre avec du blanc et les flancs roussâtres. Pour la longueur par contre selon moi il n’y avait pas beaucoup de différence, soit 13 cm. Je poursuivis en disant: - Et ton nom c’est lequel petit oiseau je suis un peu impatiente de le connaître? - Je suis une mésange à tête brune et très craintive à comparer de mes cousines a tête noire qui sont si braves. - Est-ce que vous êtes plusieurs individus mésanges à tête brune? - Bien sûr nous sommes plusieurs dans les forêts d’épinettes et de sapin nos endroits préférés. Moi et ma conjointe l’été dernier avons eu 6 petits bébés quelle joie et ils se promènent maintenant un peu partout ici aux alentours. C’est un beau souvenir elle avait pondu dans un nid fait de mousses, de lichen et de duvet végétal, de poils et de fourrure dans une cavité naturelle, certaines années on éleve nos petits dans un trou de pic ça dépend, le nombre d’oeufs blancs à taches brunes varies entre 4 et 9. - Wow comme ça je pourrais vous apercevoir souvent vous êtes plusieurs. - Tu sais on approche pas vraiment on se tient plus à l’écart, la timidité l’emporte bien souvent. - Petite mésange à tête brune, tu peux la vaincre ta timidité. Évidemment qu’il faut être méfiant mais si cette crainte te peine, peut-être que tu pourrais te rassurer et risquer, car comme dit le diction qui ne risque rien n’a rien. Un peu songeuse elle reprit: - Tu sais je t’ai vu offrir des arachides écalées et non salées aux mésanges à tête noire et aux sittelles je me tenais plus loin. Mais tu vois c’est que moi aussi j’adore les arachides j’aimerais tellement en avoir mais de là à me poser sur ta main comme elles font oufff c’est difficile. C’est tellement bons des arachides et encore plus l’hiver pour me réchauffer. - Tu te nourris de quoi d’autres? - J’aime bien les insectes je suis un peu acrobate lorsque je m’accroche aux branches pour en trouver. Je mange également du suif et du tournesol. - Tu fréquentes les mangeoires comme ça? - Oui bien timidement mais j’y vais à l’occasion. - Petite mésange j’offre du tournesol, du suif et des arachides également au poste d’alimentation tu es la bienvenue toi aussi. Et bien sûr les arachides j’en apporte avec moi lors de mes promenades en forêt. Baissant la tête et en soupirant elle dit: - C’est si délicieux… - Tu sais moi aussi j’aimerais que tu te perche sur ma main pour prendre ton repas préféré. Continue d’observer les autres qui s’y nourrissent dans ma main et un jour quand tu te sentiras prête toi aussi tu t’y poseras. Je suis vraiment contente de t’avoir connu et ne sois pas triste tu gagneras sur ta timidité. à bientôt gentille amie ailée - À bientôt et merci de m’avoir jasé. Les jours passèrent, l’hiver arriva à chaque jour j’apportais mes fameuses arachides, mésanges à tête noire et sittelles continuaient de venir se nourrir dans ma main. Une journée de gros froid soudain quelle ne fût pas ma surprise de voir se poser sur ma main, la mésange à tête brune elle prit une arachide et avant d’aller la manger sur la branche se tourna la tête et me fit un sourire…. Elle revint très souvent et d’autres mésanges à tête brune se décidèrent elle aussi. Quel plaisir de les observer de si près. November 07 Le DickcisselJ’ai souvent mentionné que des visiteurs rares peuvent se présenter à nos poste d’alimentation. J’en ai aperçu à différentes occasion. La période migratoire est propice à ce genre de choses mais en toutes saisons le cas peut se produire et comme ce ne sont pas des oiseaux fréquents, on cherche parfois très longtemps pour les identifier. Le Dickcissel m’a joué le tour durant un été, on a beau avoir vu plusieurs espèces restent qu’il y en a plusieurs et certains oiseaux se ressemblent. Je l’ai aperçu se nourrissant au sol avec les tourterelles et les différentes espèces de bruants qui sont des visiteurs que je vois régulièrement. À première vue il me donnait l’impression d’être un jeune bruant chanteur, son allure dodu lui ressemblait et sa grosseur correspondait, il mesure 16 cm et le bruant chanteur 15. J’ai alors pris mes jumelles car je n’était pas convaincue. Plus je l’examinais plus je me rendais compte que je faisais erreur ce n’était pas un bruant. Mais qui était-il donc? J’ai cherché autant comme autant j’y arrivais pas. Je voyais qu’il avait des sourcils jaunes, des épaules brun-roussâtre, la poitrine jaune, son dos avait des rayures noires au travers du brun roux. Je me suis alors dit c’est peut-être la femelle d’une espèce que je ne vois pas souvent. Regardant image après image, je suis finalement arriver à mon oiseau surprise, c’était effectivement une femelle, la femelle dickcissel et elle se trouvait très loin de son aire de répartition et selon moi en période de nidification le mâle ne devait pas être bien loin mais je ne l’ai jamais aperçu. Le dickcissel n’est pas courant au Québec, peut-être était-elle venue en touriste. Si j’aurais vu le mâle j’aurais trouvé plus rapidement car j’avais déjà vu des photos de lui et comme il a une bavette noire qui le différencie de la femelle c’est plus simple à se souvenir. Dickcissel mâle Dickcissel femelle
La femelle dickcissel se nourrissait de millet blanc et cette espèce d’oiseau cherche sa nourriture au sol, mangeant des insectes et toutes sortes de graines de mauvaises herbes ainsi que des céréales. Il est souvent présent dans les prairies, les champs et particulièrement ceux de céréales. Son chant est composé de deux notes courtes suivies de notes bourdonnantes. Couvant une fois par année, il pond de 2 à 6 oeufs bleu clair dans un nid fait de tiges de mauvaises herbes, d’herbes et de feuilles et occasionnellement d’une tige de maïs, nid qu’il garnira de radicelles, d’herbes fines et de poils et placé dans un arbre ou une haie à une hauteur variant de 60 cm à 4 mètres. Son nid est souvent parasité par le vacher à tête brune qui se fera un plaisir d’y déposer des oeufs comme mentionné dans le billet le concernant. Des visiteurs surprises on peut en voir à différentes reprises et c’est vraiment plaisant c’est une façon de découvrir d’autres espèces qui existent sur la terre. La femelle dickcissel fût présente à mon poste d’alimentation durant plusieurs jours j’ai pu bien l’observer c’est vraiment un très bel oiseau à voir. BONNES OBSERVATION!
October 20 Ce pic qui était si différent…En regardant par la fenêtre de la cuisine, j’aperçu soudain dans un épinette un pic différent de ceux que je vois habituellement. Je m’empressai de sortir pour approcher et l’observer de plus près, il était superbe, sa figure était rayée de noir et de blanc il avait une tache rouge sur le front une tache blanche allongée sur l’épaule et son ventre était jaunâtre, son menton était d’un rouge éclatant. Quand il me vit il partit pour s’envoler je lui dis alors: - Attends ne pars pas joli pic. Il semblait hésiter et finalement resta sur la branche en me répondant des sanglots dans la voix: - Je crois que tu ne me connais pas sinon tu voudrais que je parte comme plusieurs font quand il me voit. Toute surprise de sa réponse, je demandai donc: - Oh mais pourquoi je t’enverrais tu ne m’as rien fait? La tête basse il m’expliqua: - Tu vois on me surnomme vampire à plumes. - Te changes-tu en chauve-souris? - Non c’est sûr que je ne deviens pas chauve-souris. - Donc tu n’est pas un vampire, les surnoms parfois ça jouent des tours. Mais pourquoi ce surnom? - Je suce la sève des arbres après avoir percé plusieurs trous symétriques à la verticale et à l’horizontale. J’ai une langue dont l’extrémité est munie de fines excroissances, comme des petits brosses, que j’enduis de sève. C’est mon met préféré. Je ne comprenais toujours pas pourquoi l’envoyer à cause de cela, pour le rassurer je dis donc: - Tu peux en prendre de la sève petit pic, c’est pas grave. En fait quelle espèce de pic es-tu? - Je suis un pic maculé d’une longueur de 20 cm. Hé oui tu sais c’est grave mais ce n’est vraiment pas ma faute même si je m’en sens coupable bien souvent. Je suis né ainsi, la nature m’a fait comme ça. Les arbres sont souvent affaiblis car je leur cause des blessures. La partie que j’entaille devient fragile et peut diminuer la résistance de ces arbres lors de grands vents. C’est pourquoi plusieurs me chassent de leur jardin. - Oh je vois. Tu n’aurais pas le goût de manger autre chose? Croyant que je lui avais fait un reproche il s’empressa de répondre. - Je sais bien ce n’est pas correct ce que je fais. À l’occasion je capture des insectes et parfois je mange des fruits, mais c’est vraiment la sève qui est mon repas principal. - T’en fais pas pic maculé, si la nature t’as créé ainsi tu dois t’accepter comme tu es, sinon tu seras malheureux et te sentiras coupable toute ta vie et ce n’est pas ta faute à toi personnellement. Un défaut peut se corriger mais pas la source principale que tu as pour te nourrir. - Tu es certaine? - Bien sûr pic maculé. Dis-moi est-ce que tu couves? - Moi et ma femelle qui n’a pas le menton rouge mais blanc, nous avons 1 couvée par année, 5 ou 6 oeufs sont pondus dans un trou d’arbre que l’on tapisse de copeaux. Ma femelle couve le jour et moi je prends la relève la nuit. Tu sais je suis content d’avoir jasé avec toi tu m’as rassuré. - N’y pense plus pic maculé. Vois le bon côté de la vie, tu es magnifique à observer tu sais. - C’est sûr que les mésanges bicolores, les sittelles et les colibris profitent souvent de cette sève qui coule. - Tu vois tu es déjà plus positif. Passes une très belle journée pic maculé je vais aller diner… - Bonne journée à toi aussi et merci de m’accepter comme je suis. Et il s’envola l’air plus joyeux…
Giroflée
October 08 Le bruant à couronne blancheArrivant en petits groupes au poste d’alimentation qu’en période migratoire, ce joli petit oiseau est fascinant à observer. Il fait une halte au printemps en revenant de son voyage dans le sud, le temps de se nourrir comme il faut pour se rendre à son but le Nord où il élevera sa petite famille, il refait une autre halte à l’automne juste avant le grand départ pour des pays plus chauds. Il restera 2 ou 3 semaines ici et du jour au lendemain je n’en verrai plus un seul. On le retrouve en compagnie des juncos ardoisés, des bruants à gorge blanche, des bruants familiers, des bruants chanteurs et des bruants fauves. À cette période –ci mes petits compagnons d’automne sont tous présents. Le bruant à couronne blanche ressemble un peu au bruant à gorge blanche sauf qu’il est de forme un peu plus élancée. Mesurant 18 cm. des rayures noires et blanches très nettes garnissent sa tête formant une petite couronne. Son bec est orange-rose. Sa face et sa nuque d’un gris foncé diffèrent un peu du gris plus clair de sa poitrine. Pour l’immature que l’on peut apercevoir l’automne on pourra y voir son motif rayé comme l’adulte sauf que les raies sont brun-roussâtre et grises et non noires et blanches, plumage qu’il gardera tout l’hiver et nous reviendra en plumage adulte.
Bruant à couronne blanche juvénile Se nourrissant au sol de différentes graines répandues au sol, en général je lui offre du millet blanc il en raffole, il mange également des insectes sautant à l’occasion vers l’arrière tout en remuant les feuilles mortes avec ses deux pattes pour y trouver des insectes. C’est très amusant à voir. Occasionnellement il attrape les insectes en plein vol. Le bruant à couronne blanche peut couver de 1 à 4 fois par été, pondant de 3 à 5 oeufs vert bleu à mouchetures foncées dans un nid volumineux qu’il construira avec des herbes, des brindilles, garni d’herbes très fines, de poils et de plumes qu’il placera au sol ou dans un petit arbuste. Son chant varie selon les régions, très souvent il fera entendre des sifflements et trilles. Chant qu’on entend un peu au printemps mais à l’automne il restera comme bien des espèces, plus silencieux. Aux endroits où il passera l’hiver, de très gros groupes seront par contre aperçus, toujours en compagnie d’autres espèces de bruants, au Mexique entres autres et différents états tel l’Idaho, le Kansas, le Kentucky et plusieurs autres endroits. C’est un petit ami ailé vraiment intéressant à observer on ne s’en lasse pas. BONNES OBSERVATIONS!
October 04 Tout un party d’oiseauxJ’étais assise à l’ordi quand soudain en regardant dans la vitrine à ma gauche j’ai aperçu un très gros groupe d’oiseaux sur la pelouse avant, je ramassai la caméra en vitesse et je suis sortie pour les voir de plus près. Approchant un peu ils ne semblaient aucunement dérangés par ma présence, ils étaient intentionnés à manger. Je me risquai donc à poser une question, car je suis de nature très curieuse: - Vous faites un party petits oiseaux, pour quelle occasion? Un d’entre eux s’empressa alors à me répondre et très poliment je dois dire: - Pour aucune occasion en particulier. On s’amuse entre amis pour partager c’est un très grand plaisir de la vie. Veux-tu te joindre à nous? Je répondis un peu gênée: - Je ne voudrais en aucun cas déranger, je ne vous connais pas vraiment même si je crois vous avoir aperçu à l’occasion dans mes arbres fruitiers. Un autre du groupe me dit: - C’est comme ça que tu vas apprendre à nous connaître et tu nous offres toute cette nourriture tu es pour nous une grande amie. J’étais très contente de leur façon de m’accueillir. Je poursuivis donc: - Je vais rester c’est un plaisir, quel est le menu de votre party? Le premier qui m’avait répondu au début me dit: - Sers-toi il y a tellement de fruits ici. Je ne voulais pas le contrarier mais ils étaient sur la pelouse et non dans un arbre fruitier, il les voyais où les fruits au juste enfin peut-être quelques un qui avaient été déplacés par le vent. Le mieux était de demander: - Quels sortes de fruits je n’en vois pas vraiment. Il dit: - Regarde il y en a partout, ce sont des canneberges qui ont poussé dans la pelouse. Tu es si près de la forêt ils se sont semés ici. - Oh je vois, je vais vous les laissé par contre je ne suis pas adepte de canneberges mais je vous tiendrai compagnie tout de même. Puis-je savoir votre nom? Un autre d’entre eux me dit: - Nous sommes des jaseurs des cèdres, on mesure 18 cm de longueur et on est en général frugivores et à certaines occasions on mangent également des insectes. Toi tu es Giroflée on t’as entendu nommé souvent par ta famille. - Vous êtes ravissants, votre plumage gris brun à l’aspect soyeux est garni d’une magnifique huppe et votre bandeau noir vous va à merveille. Je peux même voir que vous avez de petites taches rouges, jaunes et blanches sur les ailes et au bout de votre queue on peut apercevoir une très belle bande d’un jaune éclatant. De vrais petites beautés. Un du groupe répondit: - Tu vas nous gêner avec ces beaux qualificatifs que tu nous attribues. Je dis alors: - Tu sais jaseur des cèdres c’est parce que je vous apprécie. On fait parfois des reproches à certains mais il y a aussi les qualités c’est très important. - C’est bien vrai Giroflée, parfois on voudrait le dire à plusieurs on a pas toujours la chance c’est sûr mais on les apprécie pas moins pour autant. Se parler en partageant chacun nos passions est aussi une façon de montrer notre appréciation. Ils étaient tellement sympathiques ces jaseurs, je me disais j’espère qu’ils ont plusieurs oeufs par couvée car je voudrais qu’ils reviennent pendant encore longtemps, j’osai donc demander: - Vous avez beaucoup de petits par année? On me répondit: - Nous couvons 1 à 2 fois par été, fabriquant un nid fait d’herbes, de brindilles et de mousses garni de radicelles et de matériaux fins que l’ont place à une hauteur variant de 1,20 mètre à 15 mètres sur une fourche. On y dépose de 2 à 6 oeufs pâles à taches foncées. Toute heureuse je me disais ça va faire plusieurs jaseurs dans les années à venir. - Est-ce que je peux vous filmez, histoire d’avoir un souvenir de ce beau party qui tire déjà à sa fin? - Bien sûr que tu peux. Je filmai alors mes amis jaseurs des cèdres. Un d’entre eux m’avertit gentiment: - Oh tu as bougé beaucoup ton transfert risque d’être brouillé un peu par exemple. - Je sais bien jaseur des cèdres enfin au moins j’aurai tout même un beau souvenir de vous et en plus je t’ai pris en plus gros plan vers la fin, je te verrai sûrement mieux. Allez-vous revenir en groupe comme ça? - Nous on se tient en groupe pratiquement toute l’année sauf durant la période de nidification. On reviendra avec plaisir quand les fruits de tes arbres seront mûrs, on adore les sorbiers c’est un délice. Tu vas nous entendre probablement notre chant est un trille très aïgu. Cet hiver observe bien s’il te reste quelques fruits notre cousin le jaseur boréal te fera sûrement une petite visite, il est 2 cm plus long que nous et un peu plus dodu et grisâtre. Merci Giroflée d’avoir assisté à notre party au plaisir de te revoir… - Merci à vous qui m’avez si gentiment invité à bientôt mes chers jaseurs des cèdres, je m’en vais de ce pas partager notre party avec mes amis de blog. Ils s’envolèrent en chantant, effectivement le cri était assez aïgu, j’ai bien hâte de les voir dans mes sorbiers… En transférant le film je me suis dis, il avait raison ce jaseur, mon film n’est pas tout à fait clair mais on peut tout de même bien le voir et apercevoir les convives de mon party d’oiseaux.
September 23 Tout un caractère cet oiseau…Pendant que je ramassais différentes choses dehors qui ne servent plus à ce temps-ci de l'année, une histoire me revint à la mémoire, celle d'un oiseau qui avait passé le printemps dernier, je l’avais regardé agir et je m’étais rendu compte qu'il était différent de la majorité des espèces qui fréquentent mes mangeoires, l'ayant observé pendant plusieurs jours, je me décidai à lui parler: - Bonjour petit oiseau Se tournant la tête il me regarda et continua à manger de plus belle sans dire un mot. Je lui demandai donc: - Est-ce que je te dérange? J'entendis un faible "non non". Je me disais vraiment pas jaseur cet oiseau, pourtant habituellement ils aiment bien converser, ça m'étonnait beaucoup. Peut-être la gêne le faisait agir ainsi et pourtant ces agissements des jours passés étaient loin d'être ceux de quelqu'un de timide. Insistante je repris donc: - Qui es-tu, tu as la forme du chardonneret jaune mais tu n’as pratiquement pas de jaune sauf une faible ligne sur tes ailes dans ton plumage brun rayé? Il répondit sans sourire par contre: - Je suis un chardonneret aussi, un chardonneret des pins, mais on a changé mon nom pour tarin des pins. Je mesure également 13 cm oui comme le chardonneret jaune, mais je suis beau quand même et je mange du chardon et du tournesol comme lui, parfois des insectes et des mauvaises herbes. Oh la la il avait tout un caractère. Je poursuivis car j’avais vraiment des choses à lui dire… - Bien sûr que tu es joli tarin des pins et tout mignon avec ton bec très pointu, j’aime tellement les oiseaux. D’où viens-tu donc? - Moi je suis un nomade, mes séjours sont imprévisibles je n’ai donc pas d’habitat fixe et je peux changer d’environnement tous les ans. Tu t’appelles comment toi madame la jasette? - Moi c’est Francine Giroflée, tu sais tarin des pins je t’ai observé beaucoup ces derniers jours et j’ai appris beaucoup même. Intrigué un peu il demanda? - Sûrement que des belles choses n’est-ce pas ?je sais je suis parfait. Un peu mal à l’aise je me dis oups pas trop humble ce petit oiseau, ma réponse risque de le surprendre: - Pas tout à fait tarin des pins, j’ai remarqué ton comportement aux mangeoires malheureusement j’ai été un peu déçue, je t’ai vu chasser les chardonnerets jaunes et pourtant des places étaient libres dans la mangeoire, tu pouvais donc le laisser manger lui aussi. Tu as agis de la même façon avec le roselin sur la mangeoire de tournesol et il y a 12 perchoirs, mais tu l’as chassé quand même, pourquoi donc? Me regardant un peu de travers, ça ne semblait pas lui tenter de me répondre du tout, mais pour se défendre il se décida donc à le faire: - Tes chardonnerets jaunes et tes roselins sont tes chouchous. Baw si je suis là ils n’ont qu’à revenir quand je n’y serai plus c’est simple. As-tu autre chose à me reprocher madame la Giroflée, tant qu’à y être pfff, tu ne vois même pas mes qualités… - Regarde petit tarin des pins je suis convaincue que tu as des qualités , tous les êtres vivants en ont. Mais tu les caches avec ta domination, un gros défaut, ce qui est vraiment dommage car je vais te dire à manipuler les autres tu n’en sortiras jamais vainqueur, tu les blesses et ils ont beaucoup de peine, peut-être n’y as-tu pas pensé? - J’ai jamais vu ça de cette façon, et puis de toutes façons je suis né ainsi alors défaut pas défaut, ma vie est comme ça. - Pauvre petit tarin des pins, tu sais à éloigner les autres comme tu le fais en dominant ainsi un jour tu te retrouveras très seul. Tu vois même si tu es né ainsi, les défauts ça se corrigent et je suis convaincue qu’avec le caractère que tu as tu es capable d’y arriver. Sans être parfait s’améliorer c’est beaucoup. Acceptent les autres aux mangeoires ça sera déjà un très bon début. Je pourrai alors voir beaucoup plus de qualités elles seront plus visibles. L’air étonné par mes réponses il dit: - Je vais devoir y réfléchir. Je peux peut-être envisager une légère correction mais les autres tarins vont naître comme moi alors… - Tu as combien de petits par année? - J’ai 1 ou 2 couvées par année et ma femelle pond de 1 à 5 oeufs bleu-vert clair à tâches foncées dans un nid fait d’herbes et de radicelles et garnis de plumes, placés sur une branche d’arbre à une hauteur pouvant varier de 90 cm à 15 mètres au dessus du sol. Je lui souris me disant je vais l’encourager et poursuivit: - Tu vois ces petits que tu auras tu pourras aussi leur apprendre à être moins dominant et eux à leur tour le feront dans les années à suivre avec les leurs. - Tu as peut-être raison Francine Giroflée. Je vais tenter je t’en fais la promesse. - Je sais que tu vas essayer et essayer c’est beaucoup. Reviens me voir tarin des pins tu vas voir je ne fais pas que des reproches et moi aussi j’ai des défauts que je tente d’améliorer, la vie est ainsi faite. À bientôt petit oiseau…. - À bientôt Francine Giroflée. Le voyant qui se préparait à s’envoler je m’empressai de lui dire: - Je t’aime bien tarin des pins… Il se retourna et enfin je vis un sourire dans ses yeux. Giroflée
September 06 Pourquoi es-tu si triste petit oiseau?Tout en profitant du soleil j’aperçu au sol un bruant familier, lui qui est toujours très enjoué, il n’avait vraiment pas l’air dans son assiette. Comme j’aime bien le jaser habituellement je lui posai la question: - Comment vas-tu aujourd’hui joli petit oiseau? Il leva la tête avec un regard triste et répondit: - Ah tu sais on est déjà en septembre, l’automne arrive dans quelques semaines. - Bien sûr et le paysage va se colorer c’est tellement beau. Ça ne semblait vraiment pas l’impressionner puis je me rappelai en plus que depuis un bout je ne l’entendais plus chanter. Peut-être en l’incitant il me fera entendre sa jolie mélodie, un trille continu et rapide répétée 2 ou 3 fois: - Chantes pour moi petit bruant familier, le chant chasse les idées noires bien souvent. Tu chantais tellement souvent depuis le printemps. - Vraiment désolé, mais je ne chante plus à ce temps-ci de l’année, tu vas devoir attendre le printemps prochain, à mon retour. Comment à son retour au printemps, de quoi parlait-il donc? - Tu t’en vas ? tu vas où comme ça? Les larmes aux yeux il me dit: - Je dois migrer, je suis une espèce migratrice moi. Je pars pour plusieurs mois tu ne me reverras qu’en avril ou mai. Je n’en revenais pas il s’en allait tout l’hiver, il pouvait bien être triste. En le regardant comme il faut je me rendis compte que sa calotte rousse avait disparue elle était rendue brune. - Petit bruant familier qu’as-tu fait de ta calotte rousse, regarde sur l’image elle est bel et bien rousse? - Tu sais moi l’été j’ai la poitrine grise, les sourcils blanchâtres, un petit bandeau noir et le dos brun pâle et rayé de brun, de noir et d’un peu de blanc et effectivement ma calotte est rousse. Mais à ce temps-ci elle devient brune. Toute étonnée et sans trop en comprendre la raison je lui demandai? - Pourquoi changer de couleur elle était belle rousse? Est-ce que tu t’es donnée une teinture? - Une teinture bien non les oiseaux ne se colorent pas les plumes comme toi avec tes cheveux. C’est bien parce que c’est toi et que tu me nourris tous les jours, parce que je n’ai pas tellement le goût d’en parler mais je vais t’expliquer. Tu vois Giroflée, après mes 2 couvées annuelles où j’ai 3 ou 4 oeufs bleus clairs avec des éclaboussures foncées et pondus dans un nid en forme de coupe fait d’herbes, et bien je mue et ma calotte change de couleur devenant brune comme maintenant. Étonnant quand même ce changement me dis-je. Mais je me suis souvenu que je l’avais vu avec des petits il n’y a pas très longtemps, c’était récent donc. Il continuait à manger tout triste, se nourrissant d’insectes et de différentes graines entre autres le millet mais je voyais bien qu’il avait le coeur gros lui qui se faisait beaucoup plus jasant cet été. Et sans lui dire sa tristesse m’atteignait il fallait pas, car moi j’aurais bien voulu le garder toute l’année, il fallait regarder le côté positif, je tentai donc de l’encourager: - T’en fais pas petit bruant, si tu partirais pour toujours ça serait plus grave mais tu vas revenir et la joie que tu auras à ton retour sera très grande et ce bonheur-là pansera la blessure de ta peine, car le bonheur même si parfois il est passager, il ne faut jamais l’oublier car il vaut de l’or. Tes larmes se changeront en sourire….Sois patient ça vaut la peine. Ses yeux qui étaient remplis de tristesse tantôt, avaient maintenant une toute petite lumière. - Merci beaucoup Giroflée, je crois que j’avais besoin que tu me parles comme ca. L’espérance et la patience j’en aurai en pensant à toi. Je reviens tous les ans et tu es toujours là pour me nourrir m’écouter, m’observer, toujours là pour moi. - Tu sais petit bruant familier je t’aime bien , peu timide tu n’hésites pas à t’approcher de moi, tu es tellement sympathique. Bien sûr que tu me manqueras toi aussi mais je vais patienter également en pensant à toi et le printemps prochain une bonne journée j’entendrai ton chant. - Oui tu peux en être certaine, je chanterai de joie. Maintenant je dois commencer à préparer mes baguages car c’est assez long je dois en amener des choses pour tous ces mois d’absence. D’ici un mois j’aurai quitté mais t’en fais pas d’ici là je te ferai un petit coucou à tous les jours. À bientôt et merci encore… En lui souriant je répondit: - À bientôt petit bruant familier, ça m’a fait un énorme plaisir, reviens me jaser quand tu veux… Giroflée August 29 Un oiseau de rêveTout en marchant du côté où le terrain longe la forêt, j’écoutais le chant des oiseaux qui s’y trouvaient, voyant à l’occasion passer un petit bruant ou un chardonneret qui se promenaient dans les arbres. Soudain quelle ne fût pas ma surprise d’entendre un chant des plus mélodieux qui se distinguait des autres. J’écoutai donc attentivement me disant je connais ce chant. Regardant un peu partout dans les arbres je tentais d’apercevoir son auteur mais en vain. Je savais que je l’avais déjà entendu mais de qui donc. Je tentai donc ma chance en posant la question: - Qui es-tu chanteur à la voix d’or? Un chardonneret répondit: - C’est de moi que tu parles? Je chante très bien je sais. Un peu gênée car ce n’était pas l’oiseau que je cherchais, je dû répondre: - Malheureusement non cher chardonneret mais tu as une voix magnifique aussi. Le chant continuait, je tentai encore une question au cas où l’auteur se montrerait ou répondrait: - Qui es-tu toi qui chante et que je ne vois pas? Un oiseau répondit : - Est-ce à moi que tu adresses ta question, car présentement je chante oui. - Mais qui es-tu donc car je t’ai déjà entendu les années auparavant mais ma mémoire flanche? Il dit: - Je suis un oriole du nord. Toute heureuse je poursuivis en disant: - Enfin un oriole du nord je vais pouvoir te voir c’est ça je savais que je connaissais ton chant, en fait la première fois que j’ai entendu ce chant aussi comique que cela peut paraître c’était sur mon horloge qui a des chants d’oiseaux différents à toutes les heures et tu es à 11hres. Même que par les années passées je t’ai entendu souvent, mais jamais vu. Je vais pouvoir réaliser mon rêve de t’apercevoir. Dis-moi où tu te trouves bel oiseau orangé au capuchon et au dos noir? - Je suis dans le haut d’un tremble, je passais tout bonnement et j’ai fait une pause tout en chantant. Je me disais il y en a plusieurs trembles et au travers toutes ces feuilles je ne vois pas vraiment. Je repris: - J’ai beau regardé, je ne te vois pas, si j’aurais eu mes jumelles avec moi ça m’aurait sûrement aidé. Pourtant c’est mon rêve je ne peux pas croire que ce n’est pas aujourd’hui qu’il va se réaliser. Tu sais j’ai déjà vu l’oriole des vergers et sa femelle très jolis aussi mais tu mesures quelques centimètres de plus, elle c’est 18 tandis que toi c’est 21. Tes couleurs sont plus éclatantes j’ai déjà vu des images de toi mais pas en vrai par contre. Il me dit alors: - Tu sais les rêves ne se réalisent pas tous. J’ai beau changé de place c’est probablement trop haut et feuillu pour que tu vois même si je suis orangé, et je suis trop timide pour approcher sans compter qu’un prédateur peut me voir j’ose pas prendre cette chance. Mais tu sais je niche pas loin d’ici à tous les ans. Je continuai en disant: - Ah oui, chez ma deuxième voisine c’est toi ça. Elle m’avait déjà parlé de ta présence et elle te voyait régulièrement, elle était très heureuse. Tu sais elle t’aime beaucoup. - Oui c’est vrai je suis très bien chez elle, chaque année j’y construit un nid en fibres végétales, que je suspend à une branche à une hauteur pouvant aller entre 1,80 à 18 mètres. J’adore les ormes pour couver mais ils se font de plus en plus rares je choisis donc un autre feuillu, parfois un saule ou un peuplier et si les vignes sont très hautes il m’arrive d’y élever ma petite famille. Espérant toujours je lui dis: - J’en ai des feuillus beaucoup également. Peut-être que dans les années qui vont suivre un oiseau de ta progéniture pourrait s’y installer, tu leur en parleras ils sont bienvenues. Et mon rêve se réaliserait par le fait même. Tu en as combien de petits dans un an? Se faisant un plaisir de me répondre il dit: - J’ai une couvée par année, ma femelle pond de 4 à 6 oeufs blanc-bleuâtre pâle à tâche foncées. - Oh c’est bien ça fait plusieurs orioles que je pourrais observer. Pour le moment je ne me contente que d’écouter zut de zut. Voulant m’encourager il dit: - Continue d’espèrer, l’espoir fait vivre. - Tu en sais des choses oriole. Tentant ma chance une dernière fois pour le voir avant son départ, je demandai: - Puis-je t’offrir à diner oriole, de quoi te nourris-tu je te le servirai? - Je mange parfois des insectes, mon repas préféré ce sont les fruits, j’adore les oranges entre autres, et le nectar des fleurs. Tout comme les colibris j’adore l’eau sucré et des abreuvoirs sont même conçues pour moi, car parfois je tente ma chance dans ceux des colibris mais les trous sont tout petits, tandis que les autres sont exprès pour mon bec. Un peu déçue je dis: - Je n’en ai pas d’abreuvoir pour toi et je n’ai pas acheté d’orange à l’épicerie malheureusement. J’aurais tant voulu que tu m’accompagnes pour diner et je t’aurais regardé comme il faut. - Je ne peux pas accepter si tu n’as rien à m’offrir. Mais le printemps prochain installe des quartiers d’oranges dans tes feuillus et des abreuvoirs pour orioles, tu auras peut-être la chance de trouver preneur. Continue ton rêve, la vie est merveilleuse quand on rêve, avoir un but c’est important. Un jour tu verras un oriole sûrement, mais les rêves n’arrivent pas toujours quand on le voudrait et parfois sans être trop négatif si jamais il n’arrive pas, la vie t’apportera d’autres raisons de rêver. Et celui de nous entendre chanter est réalisé. - Reviens chanter oriole si tu peux, à bientôt - Je repasserai peut-être et je chanterai une mélodie spécialement pour toi, bonne journée Mon oriole a quitté et j’ai eu beau regardé dans le ciel , envolé trop vite je ne l’ai pas vu. Mais je continue d’espérer, car il est beau comme un rêve… Giroflée
July 26 Un drôle d’oiseau….J'étais dans la maison quand soudain j'entendis frapper dans la vitrine de la verrière, je partis à toute vitesse pour aller voir me disant qu'un oiseau s'était peut-être blessé ou que la collision avait été fatale pour lui. Arrivée dehors je me suis mise à chercher par terre, à voix haute je disais je ne vois pas d'oiseau ici il doit être reparti, et soudain j'entendis: - Oui il est ici l'oiseau . Regardant bien attentivement je ne le voyais toujours pas. Je demandai alors: - Où il est je n'en vois pas? et qui me parle? La réponse se fît entendre aussitôt: - C'est moi l'oiseau qui te parle je suis ici près du rosier jaune. Me vois-tu là? Soudain je le vis et repris: - Oh je te vois la, est-ce que tu es blessé? Il répondit: - Je suis un peu étourdie j'imagine que ça va passer. Ils sont où les arbres? Je dis alors: -Ils sont de l'autre côté, tu ne les vois pas? Il attendit un moment regardant autour de lui et reprit: - Pourtant tantôt je les voyais bien de ce côté-ci, qui les as changé de place? Oups je trouvais qu'il était vraiment confus, peut-être l'étourdissement, enfin je lui expliquai: - Personne ne les a changé de place, tu as dû voir leur reflet dans la vitrine, j'imagine. - Tu sais moi je suis né cette année je suis un jeune oiseau, je me suis trompé en voulant aller trop vite. Il m'intriguait vraiment par contre cet oiseau je ne le connaissais pas du tout, je demandai alors? - Sans vouloir te contrarier sur le fait que tu es un oiseau, tu n'y ressembles pas vraiment, tu ressembles à une souris brune qui aurait des plumes. Tout triste il m'expliqua: - Je sais bien je n'ai pas les couleurs éclatantes des chardonnerets et des roselins qui sont dans tes mangeoires présentement. Je mesure 14 cm et je suis brun moucheté, mon ventre est presque blanc, mon bec est assez long et un peu courbé vers le bas. Je ne me trouve pas vraiment beau tu sais, je suis un peu trapu tu vois toi-même tu trouves que je ressemble à une souris brune. Mais une chose que mes parents m'ont appris c'est que mon plumage me sert de camouflage. Voulant le rassurer un peu, je poursuivis en disant: - Ne t'en fais pas ce n'est pas la beauté extérieure qui compte, celle intérieure est très importante. Si tu serais très beau et méchant, ça ne serait pas un gros avantage. Il sourit en continuant: - C'est vrai par exemple je suis très gentil, sans vouloir me vanter. - On voit bien que tu es sympathique, tu es quelle sorte d'oiseau car je n'en ai jamais vu comme toi? Il répondit: - Je suis un grimpereau brun. Mon nom vient du fait que je grimpe sur les troncs d'arbre, c'est pour ça que je passe très souvent inaperçu je suis de la même couleur. Je suis difficile à repérer mais par mon chant qui est une suite de sifflements aïgus tu peux sûrement arriver à me voir. C'est sûr que si il y a danger je m'aplatis alors sur le tronc en restant immobile à ce moment la je suis beaucoup moins visible par contre. Tu n'en as jamais vu en forêt il y en a beaucoup? Je lui répondis intriguée: - Non jamais vu, mais je vais tenter de remarquer la prochaine fois tu peux en être certain. Que fais-tu sur les troncs d'arbres c'est à la verticale c'est difficile de tenir? - C'est pour ça que j'ai un bec un peu crochu pour mieux grimper, tout en m'appuyant sur ma queue. Sur les troncs d'arbres j'explore l'écorce pour y trouver ma nourriture, des insectes et des larves c'est mon menu. Il m'arrive rarement de visiter les mangeoires mais avec des noix hachées et du suif c'est possible que j'y fasse une halte. Mais je ne dois pas être bienvenu je ne suis pas très joli à observer. Surprise je m'empressai de lui dire: - Oh non tu es bienvenue ici grimpereau brun, je n'observe pas les oiseaux que pour leurs couleurs éclatantes tu sais, j'aime les regarder pour ce qu'ils sont surtout. Pour ce qu'ils m'apprennent d'eux en me visitant. C'est une forme de partage tu sais j'offre nourriture et gîte et vous m'offrez le plaisir de vous observer. - Tu me rassures beaucoup, je suis content de te connaître, je viendrai donc m'y nourrir surtout cet automne quand les insectes se feront plus rares. Je demandai: - As-tu des frères et des soeurs grimpereau brun? Tout fier il répondit: - Bien sûr, on est 5 dans ma famille. Nous somme nés dans un nid ressemblant à un hamac, en forme de croissant. Il était fait de brindilles et de mousse et garni de plumes. Ma maman a pondu 5 oeufs mais elle m'expliquait dernièrement qu'elle pouvait parfois en pondre 6, ils sont blancs avec des mouchetures foncées. - Comme ça je cours la chance de les voir aux alentours. Tu leur diras qu'ils peuvent s'arrêter ici eux aussi, mais attention à la vitrine. Es-tu moins étourdi? - Je suis correct maintenant, je crois que je vais pouvoir retourner me nourrir sur les troncs, ceux de tes mélèzes semblent très intéressants pour y trouver mon diner. Dommage il partait déjà mais je le comprenais il devait avoir faim. Je lui dis avant son départ: - Je suis très heureuse que tu ailles bien, reviens bientôt et je veux te dire que pour moi tu es beau, on est toujours beau pour quelqu'un dans la vie...bonne journée cher grimpereau brun . - Merci pour tout à bientôt et bonne journée à toi aussi....... Giroflée July 18 Le pic flamboyantCet oiseau au vol majestueux est de toutes beautés à observer. Ne ressemblant pas tout à fait aux autres pics, ses moeurs diffèrent également. On retrouve le pic flamboyant sous deux formes, celle présente dans ma région est la forme dorée, mais la forme rosée est présente à d’autres endroits. Les deux formes ont les ailes et le dos barrées de brun et noir, la poitrine est blanchâtre avec des taches noires, ayant aussi un magnifique collier noir très large. Au vol le croupion blanc est très visible. La forme dorée celle que j’observe, a une tache rouge sur la nuque, porte une couronne grise et le dessous de la queue et des ailes sont jaunes, le mâle a une ligne noire partant de la racine du bec ce qui fait la différence avec la femelle qui n’en a pas. La forme rosée n’a pas de tache rouge sur la nuque, sa couronne est brune et le dessous de sa queue et de ses ailes est rougeâtre, le mâle a une ligne rouge au lieu de noir qui part de la racine du bec et sa femelle n’en a pas. Mais qu’il soit dorée ou rosée ses habitudes ne changeront pas pour autant. Pic flamboyant (forme dorée) Son cri est très impressionnant et assez puissant, on l’entend souvent lors de son décollage ou tout simplement lors de son passage. Ce qui donne un kékékékékékéké rapide et très fort on croirait entendre un roulement de cymbales ayant un peu aussi le son d’un rire sonore. Pas d’erreur il ne passe pas inaperçu. Il fréquente les parcs, les banlieues, les terres agricoles et les forêts. Sautillant sur les pelouses à la recherche de fourmis qui constituent 45% de son régime alimentaire. C’est un vrai plaisir de le voir manger, on dirait une machine à coudre tellement son bec est rapide. Il peut également se nourrir d’insectes au vol, de fruits et de baies, moi qui cherchait une année ce qui était arrivé aux framboises que je voulais cueillir, les oiseaux adorant les baies, s’en sont régalé sûrement avant ma cueillette dont le pic flamboyant. Sa beauté au vol surprend toujours, le dessous de ses ailes qui brillent est impressionnant à voir (vous pourrez l’apercevoir sur la vidéo incluse on y voit très bien le doré lorsque le pic flamboyant revient au poteau la deuxième fois). Il fera son nid dans une cavité d’arbre ou un poteau comme on peut le voir. Autrefois il pouvait utiliser très souvent les poteaux électriques pour y creuser son nid mais ceux-ci sont maintenant imprégnés de créosote, substance toxique pour les oiseaux. Il lui arrive à l’occasion d’utiliser des nichoirs conçus pour lui car les dimensions de la maisonnette doivent être de 180mm x 180 mm et le diamètre du trou de 64 mm, on doit également tapissez l’intérieur de copeaux de bois. Il pondra de 7 à 9 oeufs blancs et peut avoir 1 ou 2 couvées par année. Oiseau nidicole les petits sortiront au bout de 15 à 21 jours après l’éclosion des oeufs. Le pic flamboyant qui porte très bien son nom est un magnifique oiseau à observer autant en parade nuptiale que durant tout l’été où il nous fait l’honneur de sa visite, tout en amenant sa petite famille se nourrir et utiliser les bassins d’eau pour s’y baigner et s’y abreuver. BONNES OBSERVATIONS!
July 12 Le carouge à épaulettesTrès intéressant à observer le carouge à épaulettes fait partie des espèces qui migrent très tôt au printemps. On le retrouve souvent en compagnie des quiscales bronzés. Comme c’est le cas de plusieurs oiseaux, les mâles au plumage noir brillant avec des épaulettes rouges éclatantes bordées de jaune très pâle, nous font l’honneur de leur visite une semaine ou deux avant les femelles aux sourcils foncés, brunâtres sur le dos , au ventre contenant de fortes rayures brunes sur un fond beige. À toutes les fois que j’aperçois un carouge à épaulettes, cet oiseau mesurant 22 cm, je n’oublie jamais son cri qui m’avait fait sursauter, par la suite j’ai pu apprendre à le reconnaître par son chant qui ressemble à une phrase coulante qu’il répète constamment. Son sifflement est également très impressionnant. Lorsqu’il entame son chant il étale souvent ses ailes pour montrer ses jolies épaulettes rouges. Durant la parade nuptiale, il le fait régulièrement pour séduire les femelles, charmeur ce carouge. Le carouge à épaulettes au printemps semble timide et pourtant il deviendra agressif pour la défense de son nid par la suite (comme je le mentionnais dans les billets sur le territoire des oiseaux). Et les autres oiseaux s’en tiennent à l’écart quand les femelles arrivent avec leurs rejetons, car ils savent très bien que celles-ci les éloigneront de toutes manières. Sur le vidéo on peut apercevoir la femelle et par la suite le mâle qui est dans le plateau blanc.
Se nourrissant d’insectes et des graines de mauvaises herbes, le carouge à épaulettes fréquente les mangeoires seul ou en grandes troupes à la recherche de maïs concassé et de mélanges de graines. Le tournesol et le millet étant également à son menu. Le carouge à épaulettes a de 2 à 3 couvées par année. 3 à 5 oeufs bleu-verdâtre pâle à taches foncées seront pondus dans un nid fait de roseaux, d’herbes et garni de matériaux plus fins qu’il construira dans les roseaux et les herbes, parfois dans les buissons. La couvaison est assurée par la femelle seulement. Les marais et les endroits où il trouve de l’eau sont ses choix les meilleurs. Fait surprenant, les carouges à épaulettes sont polygynes et ont en moyenne 3 partenaires par saison, donc il passera une partie de son été à séduire les demoiselles carouges. À l’automne il est possible d’apercevoir de grosses volées de carouges à épaulettes. L’hiver ils forment d’immenses dortoirs pour ensuite nous revenir l’année suivante. Très fascinant à observer par ses différentes façons d’agir, c’est une espèce qui gagne à être connue. BONNES OBSERVATIONS!
July 07 La paruline à croupion jauneLes parulines font partie d’une famille d’oiseaux qui compte beaucoup d’espèces, plusieurs se ressemblent énormément, elles ne sont pas toujours faciles à différencier. La paruline à croupion jaune une petite espiègle fait partie des espèces qu’on peut observer assez souvent surtout si vous installez un bain d’oiseaux ou un bassin, elle n’hésitera pas à vous rendre visite. Caractérisée par son croupion jaune d’où lui vient son nom, son dos est gris-bleu (plus brunâtre chez la femelle) et elle a une forte tache noire en forme de “U” renversé à la poitrine, son ventre est blanc. Elle a également une tache jaune devant ses ailes et sur sa tête. Ell est parfois confondue avec la paruline à tête cendrée si on ne l’aperçoit que de dos car la différence est au niveau du ventre que celle à tête cendrée a de jaune et n’a pas de tache jaune sur la tête. Il m’est arrivé d’en apercevoir une et je croyais que c’était une paruline à croupion jaune jusqu’au temps où elle s’est retournée alors j’ai bien vu que ce n’était pas ma taquineuse. Je l’appelle souvent ainsi car cette paruline de 14 cm, semblant vouloir jouer elle se perche souvent sur le dessus des mangoires où se trouvent les chardonnerets et ceux-ci comme la paruline à croupion jaune bouge beaucoup (caractéristique des parulines en général), ils deviennent un peu irrités et veulent qu’elle s’éloigne un peu. Elle se nourrit en général d’insectes et des baies surtout en hiver. Elle fréquente les postes d’alimentation que pour l’eau qu’elle y retrouve, pour boire et s’y baigner. Elles ne se nourrit pas des graines que l’on offre dans les mangeoires. Son chant est un thrille mélodieux et ressemble beaucoup à celui du junco ardoisé mais en montant et descendant. Elle n’est pas toujours facile à filmer étant donné qu’elle change continuellement d’endroit.
La paruline à croupion jaune aime bien les forêts mixtes ou de conifères, parfois les parcs et les jardins. C’est une des dernières parulines à migrer à l’automne, car elle ne se presse pas si les insectes commencent à se faire rares, elle choisira les fruits. Ayant deux couvées par année, son nid fait de brindilles, d’herbes et de radicelles est construit dans un conifère à une hauteur pouvant varier de 1,50 mètre à 15 mètres. Elle y pondra de 4 à 5 oeufs crème tachetés de brun. À l’automne son plumage est plus brunâtre, il devient alors celui de ses petits. On peut l’observer souvent attrapant les insectes qui ont tendance à être un peu plus dans nos fenêtres à cette période-là de l’année, et j’espère toujours qu’elle ne s’y blessera pas mais elle est très habile. La paruline à croupion jaune est un très bel oiseau à observer, toujours fascinant de l’apercevoir car elle est enjouée et vraiment jolie. BONNES OBSERVATIONS!
June 29 Souvenirs d’un merle
J'étais dans la verrière à prendre mon café matinal, les fenêtres étaient ouvertes, soudain je vois passer le merle d'Amérique près de la fenêtre, je me dit je vais le saluer il est tellement beau avec son plumage gris très foncé sur le dos et son dessous rouge brique ressemblant un peu au rossignol: - Bon matin cher merle Il me regarda un peu avant de répondre: - Ah c'est vous, je vous reconnais vous êtes souvent dehors à faire différentes choses, bonjour madame.
June 16 Le Gros-bec errantLe gros-bec errant est un visiteur qui m'a impressionné beaucoup la première fois qu'il est venu se nourrir à mes mangeoires lorsque j'ai débuté mon observation d'oiseaux la première année.. Jamais je n'aurais imaginé voir un si bel oiseau par ici. Il ne reste jamais bien longtemps au même endroit, il porte bien son qualificatif d'errant, un vrai nomade.. Cet oiseau de 20 cm j'aurais vraiment aimé le garder toujours mais ce n'était pas le cas. Il peut arriver qu'on soit même plusieurs années sans l'apercevoir dépendant de la trajectoire qu'il aura choisi, comme il peut être présent à tous les ans. Le mâle au corps jaune à la tête brun foncé et aux sourcils jaunes également a les ailes noir et blanc. Son plumage donne l'effet d'être en satin tellement c'est beau à voir. La femelle quand à elle est d'un gris-brunâtre, sa nuque est jaune et ses ailes noir et blanc, mais la manière que le noir et le blanc sont placés, on dirait que son croupion est en dentelle, le blanc apparaissant dans des formes ovales au travers du noir. Le mâle comme la femelle ont le bec jaune en hiver et il est vert très pâle en été, vous pouvez le voir également sur le premier vidéo de mon blog. Se nourrissant surtout des graines de l'érable à Giguère, de l'érable à sucre et de différents pins la nature lui offre un menu idéal. Il aime également les fruits, les bourgeons, les noix, les insectes et la sève des arbres. C'est même possible que l'hiver il aille picorer le sel sur le bord des routes. Mais aux mangeoires des groupes de gros-bec errants font honneur aux tournesol et en mangent de très grandes quantité. Mais quel plaisir de lui en servir on peut alors l'observer à notre goût.Son chant est tout à fait spécial, il ne semble pas fort et pourtant on l'entend de loin. C'est un gazouillis haché et lorsque son cri est émis par une troupe il rappelle le son des cloches d'un traîneau. Ayant deux couvées par année le gros-bec errant fait son nid en forme de coupe peu profonde avec du lichens, des brindilles, des racines et de la mousse, nid qu'il garnira avec des radicelles et des matériaux très fins et qu'il placera à l'extrémitié d'une branche d'arbre. Il y pondra de 2 à 5 oeufs d'un bleu tirant sur le vert avec des taches très foncées. La couvaison est assurée par la femelle. Par contre son deuxième nid sera construit très souvent aussitôt que ses petits auront quitté le premier, la mâle s'occupera donc de les nourrir et de leur apprendre à le faire seul. Le gros-bec errant depuis quelques années agrandit de plus en plus son aire de répartition, étant aperçu à des endroits où il ne passait pas autrefois. Vraiment imprévisible cet oiseau. Il est toujours bienvenue, sa visite étant espérée autant de fois qu'il le désire. On ne se lasse pas de l'observer. BONNES OBSERVATIONS! Giroflée
June 14 Tout un oiseau ce geai bleu...Hier avec le magnifique soleil qu'il faisait j'en ai profité pour faire la pelouse. J'étais à passer le tracteur et malgré le bruit j'entendis un geai bleu qui criait très fort et qui s'approchait de moi. Il se percha dans le sorbier tout en continuant de crier. J'ai fermé le moteur pour lui demander la raison de son insistance: - Est-ce qu'il y a quelque chose qui va pas geai bleu? C'est rare que je te vois en juin. Il s'empressa de me répondre: - En fait je voulais te jaser un peu sans te déranger par contre. - Il n'y a pas de problème je peux arrêter un peu mais le merle ne semble pas trop de bonne humeur de te voir dans les parages par contre et l'hirondelle non plus. Y a-t-il une raison? Il me regarda l'air coupable et se décida d'avouer tout gêné: - Je pense qu'ils ont peur de moi. -Pourquoi peur? repris-je Tu sembles pas très épeurant. Il se décida à me donner la fameuse raison, en tournant la tête n'osant pas me regarder: - En fait tu vois parfois il m'arrive de manger les oeufs dans les nids. Surprise je lui dis un peu choquée: - Tu fais ça? c'est vraiment pas gentil, toi tu couves aussi tu n'aimerais sûrement pas te faire faire la même chose. Moi qui te trouve tellement beau toi qui mesures 30 cm avec tes plumes qui ont différentes teintes de bleu et ton magnifique collier noir, ta huppe si jolie et le blanc de ton ventre. Tu peux bien être gêné et avoir honte comment oses-tu ? Il me regarda finalement en disant: - C'est vrai que je n'aimerais pas me faire manger mes oeufs d'un bleu-verdâtre, j'avoue. Je suis un peu cleptomane. Mais c'est bon des oeufs et puis le quiscale bronzé en mange lui aussi tu ne lui as jamais reproché, sois juste. Tu sais Francine Giroflée je ne me nourris pas que d'oeufs oh que non madame et personne n'est parfait ça vaut pour les gens mais pour les oiseaux aussi. Je lui dis: - C'est sûr les autres années je te donnais du tournesol, parfois tu mangeais aussi du maïs concassé et surtout ton délice les arachides. Il reprit: - Justement c'est de ça que je voulais te parler, je voulais être certain qu'après avoir terminé ma période de nidification, quand mes 4 ou 5 petits geais bleus seront nés et pourront voler, tu nous offriras comme à tous les ans de délicieuses arachides en écales? Je n'étais vraiment plus certaine que je le ferais, c'est vrai que j'aime beaucoup l'observer lorsqu'il mange ses fameuses arachides mais j'étais tellement déçue de ce qu'il m'avait avoué a propos des oeufs que j'hésitais beaucoup avant de répondre. Je me suis dis si je tente de corriger son défaut peut-être que je lui en donnerais. Je demandai alors: - Cesseras-tu de manger les oeufs des merles et des autres oiseaux si je t'en donne? Tout étonné il reprit: - Pourquoi le ferais-je je suis né ainsi, pourquoi me faire du chantage. Francine Giroflée voyons donc j'osais pas te le dire par politesse mais toi aussi tu en manges des oeufs. Oups j'étais coincée, le geai bleu avait raison j'en mangeais et c'est vrai que c'est bon, je me sentais à mon tour coupable, comment garder son amitié maintenant je ne lui parle que de son défaut depuis tantôt. Peut-être en détournant la conversation ça m'aiderait, je tentai alors en disant: - Ta femelle va bien geai bleu? Il répondit: - Oui elle va très bien, elle couve présentement dans notre nid en forme de coupe, fait de brindilles, d'écorces et garni de radicelles. Mais je sais bien pas où je vais nourrir mes petits, je ne semble plus très bienvenue chez toi et je ne sais toujours pas si j'aurai des arachides. C'est sûr que je l'aime beaucoup ce geai bleu, sa beauté me fera sûrement oublié ses petits défauts, faut dire qu'il est rusé, comme on dit il me prend par les sentiments. Je dis alors: - Tu pourras amener tes petits ici, tu es le bienvenue et tu le feras savoir aux autres geais bleus aussi j'aime tellement ça quand vous êtes plusieurs c'est tellement plaisant. J'irai acheter des arachides t'en fais pas et je vous en servirai tous les matins. J'espère seulement que tu n'auras pas de misère avec les oiseaux de proie comme l'an dernier, je sais bien que c'est l'équilibre de la nature par contre ils doivent se nourrir eux aussi. Il me rassura en disant: -Les oiseaux rapaces ne me font pas vraiment peur tu as vu l'automne dernier, la crécerelle d'Amérique a eu beau tenté de m'attraper elle s'est lassée de la poursuite apres quelques coups de mon bec, légitime défense comme on dit. En plus je leur joue parfois des tours j'imite le cri des oiseaux de proie facilement. - C'est bien vrai geai bleu je t'ai vu en action c'était impressionnant à voir. Il regarda vers la forêt tout en écoutant et il dit: -Bon maintenant que je suis rassusé je reviendrai en août ici, je dois te quitter j'entend ma femelle qui veut aller manger à son tour je dois la remplacer. Merci d'avoir pris le temps de me jaser Francine Giroflée, tu peux maintenant continuer ton gazon. à bientôt... Et il s'envola dans la forêt: Je repartis alors mon tracteur tout en repensant à cette conversation, je me disais ce geai bleu m'a fait réfléchir tout le monde a des défauts et ce n'est pas en tentant de changer les autres qu'on conserve de bons amis, c'est en les acceptant tel qu'ils sont, comme eux le font pour nous et tout en souriant je continuai mon travail, c'est tellement beau l'amitié.....
Giroflée
May 31 L’hirondelle bicoloreCelle dont j’espère la visite à chaque printemps. L’hirondelle bicolore ici arrive au début de mai , dès que j’entend son chant composé de trois notes descendantes suivies d’un gazouillis, aussitôt je m’empresse de regarder les nichoirs pour voir si elles visiteront, car mademoiselle l’hirondelle prend le temps d’en visiter plusieurs avant de choisir lequel sera assez confortable pour elle et sa famille. De son magnifique plumage bleu irisé sur le dos, le dessus de la tête jusqu’à ses yeux et blanc vif en dessous pour le mâle, tandis que la femelle dépendant si elle est jeune peut avoir du brun au travers du bleu irisé du dos, c’est le plumage immature qu’elle garde une année ou deux. Elle mesure environ 15 cm. Lorsque j’aperçois le couple qui décide soudain de se percher sur le bord d’un des trois nichoirs installés, je me demande toujours si elles vont entrer, car je me dis si elles n’entrent pas, c’est que le logement ne leur plaît pas car logiquement on visite l’intérieur avant de signé le bail. Mon regard ne laisse pas les nichoirs, espérant, et voilà que le mâle se décide il entre dans un tandis que la femelle prend l’autre. Elles se sortent la tête et observent les environs et repartent. Durant plusieurs jours elles effectueront ce manège. Cette année d’ailleurs j’étais certaine que leur choix s’était arrêté à un mais la construction s’effectue présentement dans un autre, la tour, celle qui a servit aux autres hirondelles bicolores les années précédentes. Faut croire que ce nichoir restera toujours le préféré (pour ceux et celles qui ont des hirondelles bicolores et qui veulent les faire couver les mesures de celui-ci apparaissent dans la catégorie le coin du bricoleur). Les hirondelles bicolores préfèrent les nichoirs mais si elles ne trouvent pas elles choisiront des cavités d’arbres ou des anciens trous de pics.C’est un cadeau pour moi de les accueillir, un vrai cadeau du ciel c’est le cas de le dire, elles sont si belles et si gracieuses.
Les hirondelles bicolores pour protéger leur territoire, lorsqu’elles nous voient dehors surtout si on approche un peu de la maisonnette ont tendance à voler au dessus de notre tête. J’ai fait le saut la première année qu’elles logeaient ici quand ça s’est produit. Pour elles c’est une défense, elles ne nous feront rien c’est seulement pour nous faire peur. Mais lorsqu’elles s’habituent à notre routine dehors elles cessent de le faire, elles se rendent compte que notre but n’est pas de leur faire du mal, ni de toucher à leur logis. Je peux même dire qu’une année durant la construction du nid, elles m’ont fait la plus belle des surprises, jamais je n’aurais cru ça possible. Maman hirondelle transportait ses matériaux, de l’herbe en grande partie et fera la finition avec des plumes blanches. J’avais mis des plumes blanches au sol, une entres autres se trouvait à mes pieds, elle s’empressait de prendre ses plumes et est venue également chercher celle à mes pieds. J’étais tellement contente qu’elle approche si près de moi. J’allais parfois un peu plus près du nichoir le temps de tondre le gazon et elle me regardait la tête sortie, tout était normal pour elle, elle me reconnaissait. Si une autre personne était dehors, mes hirondelles effectuaient un vol au dessus de sa tête mais sans aucune méchanceté. Un vrai plaisir de les voir. 5 à 6 oeufs blancs seront pondus, la femelle les couvera durant une période d’environ 15 jours et les petits sortiront 21 jours plus tard le temps d’être emplumés. C’est de toutes beautés de voir les parents les nourrir. Le mâle s’occupera également de guetter le nid et sa petite famille le temps que la femelle ira manger. Les hirondelles se nourrissent principalement au vol, d’insectes. Parfois si elles arrivent très tôt au printemps, elles peut alors manger des baies et des plantes aquatiques car les insectes se font plus rares. Mes locataires resteront au moins jusqu’à la mi-juillet car la ponte n’est pas commencée présentement mais c’est pour bientôt car la construction est intensive de ce temps-ci, parfois le mauvais temps retarde le travail, lorsqu’il fait beau elles en profitent pour avancer. Après leur départ, que je n’ai jamais hâte de voir arriver, car j’aime tant qu’elles soient ici, il faut vider et nettoyer le nichoir, c’est un nid magnifique que j’y trouverai, tout est tellement bien placé. Présentement je les entend passer…… une vraie beauté ailée à observer. BONNES OBSERVATIONS!
May 27 Cher roselin pourpré...
May 23 La tourterelle tristeCelle qui m’aura fait des surprises incroyables. Celle dont le qualificatif triste lui a été attribué à cause de son roucoulement qu’elle répéte très souvent et évoque effectivement la tristesse. La tourterelle triste est un très bel oiseau, cousine de la tourte espèce disparue malheureusement (un des sujets de mes billets à venir). Ayant une forme élancée aux plumes d’un brun grisâtre garnies de petits points noirs sur les ailes et points noirs sous les oreilles. On retrouve sur sa queue longue et pointue un peu de blanc visible beaucoup au vol. Difficile de reconnaître le mâle de la femelle, mais certaines choses nous le font découvrir, comme le fait qu’il poursuit la femelle bien sûr et que celle ci possède une queue plus courte, mais faut pratiquement en voir deux en même temps. On reconnaît plus facilement le juvénile par son plumage qui est parfois plus foncé surtout si sa sortie du nid est récente, et les points noirs sous les oreilles sont absents. La tourterelle triste mesure environ 30 cm. Cet oiseau bien que de la même famille que les pigeons est beaucoup plus tranquille et très timide et n’agit pas pour envoyer les autres oiseaux au contraire elle se joindra à eux, sauf s’il s’agit d’un geai bleu car lui voudra l’envoyer et elle se défendra en ouvrant ses ailes et je peux vous dire que son truc fonctionne très bien. La tourterelle triste a fait des mes premières années d’apprentissage d’ornithologie des années très bénéfiques. Je savais à ce moment-là que certaines restaient l’hiver et qu’il était vraiment préférable qu’elles ne manquent pas de nourriture étant donné que le froid souvent les empêchaient de chercher ailleurs pour se nourrir et qu’elles pouvaient alors en mourir. Le premier hiver 12 individus étaient restées et j’avais installé deux moustiquaires remplis de graines pour les nourrir, au sol. Le deuxième hiver j’en avais 100 c’était beaucoup, même les ornithologues de la région venaient y jeter un coup d’oeil c’était vraiment impressionnant à voir. Ces hivers -la je rajoutais de très grands moustiquaires à chaque année. Bien sûr ça demande beaucoup d’entretien mais un vrai plaisir de voir toutes ces tourterelles présentes durant une saison qui est souvent tranquille côté oiseaux. C’est le quatrième hiver qui fût encore plus étonnant, c’est lorsqu’en décembre j’ai compté les tourterelles tristes toutes présentes en même temps évidemment, et le chiffre était bien 511, j’en revenais pas j’ai même recompté à plusieurs reprises, plusieurs personnes intéressées par le phénomène assez spécial se stationnaient dans l’entrée pour pouvoir les apercevoir car certaines pensaient quasiment que je blaguais quand je rapportais mes fameuses tourterelles au club d’ornithologie de la région, d’autres venaient même prendre des photos. À tous les jours je comptais mes tourterelles plus de 500 étaient toujours présentes. Avec la neige, le froid et tout, cet hiver là m’avait demandé beaucoup d’entretien afin que mes fameux moustiquaires soient nettoyés pour les visites de mes amis ailées qui commençaient dès le lever du jour. Je devais même mettre des graines au sol faute de places, bien sûr à l’arrivée du printemps un gros nettoyage s’était imposé mais j’avais eut un hiver mouvementé mais plein de vie et de plaisir pour l’observation. Maintenant chaque année, l’hiver j’ai bien sûr encore plusieurs tourterelles tristes, le nombre de 511 n’a jamais été atteint à nouveau, certains hivers j’en ai 200 d’autres 100 comme l’hiver qui vient de passer. La tourterelle triste adore l’eau comme la plupart des oiseaux. J’ai aménagé un endroit où elles s’y abreuvent et s’y baignent et ce à faible prix mais qui fait leur bonheur et celui des autres espèces qui le visitent.
La tourterelle triste se nourrit au poste d’alimentation, soit au sol, soit sur les plateaux et même dans les mangeoires, de tournesol, de chardon et de millet blanc qu’elle affectionne particulièrement. Elle mange également des herbes et quelques insectes. Elle peut avoir jusqu’à 5 couvées par année dépendant de la chaleur de différents endroits. Pondant 2 oeufs blancs dans un nid lâche et plat fait de brindilles et d’aiguilles de pin qu’elle construira dans la fourche verticale ou une branche horizontale d’un arbre à une hauteur d’environ 1 à 9 mètres. Il lui arrive rarement de couver au sol. La couvaison est assurée par la femelle la nuit et dès le lever du soleil par le mâle. Les deux parents s’occuperont par la suite de nourrir leurs petits avec ce qu’on appelle du lait de pigeon, ca semble pas trop appétissant pour nous, car c’est un lait prédigéré qu’elles sécrètent mais comme toutes choses de la nature c’est d’une grande utilité. Présentement la plupart des couples ont commencé à couver, le houhou du mâle est moins présent à part ceux qui ont du retard et dès qu’ils en reprendont une autre il se fera entendre à nouveau. Un très bel oiseau avec un vol assez gracieux, la tourterelle triste est de toutes beautés à observer. BONNES OBSERVATIONS! May 21 Un si petit oiseau...
May 18 Le bruant à gorge blancheUn de mes chanteurs préférés et qui commence à donner son concert dès le lever du jour. J’aime beaucoup ce petit oiseau, il agrémente les arbres et les postes d’alimentation dès le printemps. Je lui donne souvent le surnom de Frédéric, car son chant ressemble à “où es-tu Frédéric Frédéric” qu’il répète sans se lasser, c’est vraiment comme s’il nous disait cette phrase. La première fois que je l’ai entendu , je savais à l’époque qu’il existait un oiseau qui chantait comme ça mais je ne l’avais jamais vu, c’était le matin et soudain j’ai reconnu l’oiseau par ses talents musicaux, juste par cette phrase. C’est un des bruants les plus populaires aux mangeoires, en période migratoire on l’aperçoit en compagnie du bruant chanteur, le junco ardoisé, le bruant hudsonien, le bruant familier et le bruant à couronne blanche qui lui ressemble beaucoup. Le bruant à gorge blanche mesure environ 17 cm, on l’observe sous deux formes, la forme ayant une couronne rayée blanche et noire et la forme avec la couronne rayée chamois et brune, pour le mâle on peut voir facilement des petites taches jaunes dans les sourcils, taches qui sont très pâles pour la femelle. Sa gorge est bien sûr blanche comme le dit si bien son nom. La poitrine est grise avec quelques rayures très pâles pas vraiment très visibles. Son dos est brun marron et noir garni d’un peu de blanc.
Sur le vidéo on aperçoit très bien la fameuse gorge blanche de notre ami ailé. On entend pas ses talents de chanteur mais si dans mes films j’en ai un où on l’entend je vous l’ajouterai avec plaisir. Comme la plupart des bruants à son arrivée il aura tendance à être un peu farouche mais il s’habitue rapidement à notre présence. Je suis parfois très près de lui et ma présence ne semble pas le déranger aucunement. Le bruant à gorge blanche se nourrit de graines de mauvaises herbes, de céréales et de fruits . Au poste d’alimentation, il recherche le maïs concassé, le tournesol et le millet qu’il savourera au sol ou dans un plateau et à l’occasion dans l’assiette d’une mangeoire. Il gratte souvent le sol sous les arbustes à la recherche d’insectes qu’il ajoutera à son repas. Lorsque le temps de la nidification arrive plusieurs individus se retireront en forêt mais si vous avez des buissons tout près ou des boisés vous aurez probablement l’occasion d’avoir sa visite tout l’été accompagné de ses petits. Ayant très souvent 2 couvées par année il commencera la première très tôt et devra construire son nid, qui est en forme de coupe, au sol car les feuilles ne sont pas toujours à leur pleine grandeur, la deuxième pourra être dans les buissons. Il utilise de l’herbe et des radicelles comme matériaux. De 4 à 6 oeufs vert bleuté clair à taches foncées seront pondus. La couvée assurée par la femelle, durera environ 14 jours et les petits ne sortiront pas du nid avant une période de 12 jours, le temps d’être emplumés. Les juvéniles qui visiteront votre poste d’alimentation seront assez facile à reconnaître car on ne voit pas vraiment la gorge blanche. Ce qui est assez spécial chez le bruant à gorge blanche, c’est que dans un couple on trouve la plupart du temps un oiseau de chaque forme, soit une femelle à couronne rayée chamois et brune et un mâle à couronne rayée blanche et noire, ou l’inverse. Un petit visiteur qui est toujours fascinant à recevoir, l’observer est un vrai plaisir. BONNES OBSERVATIONS!
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