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November 24 Différents trucs pour l’identification des oiseauxLes trucs d’identification d’un d’oiseau sont très nombreux. Les espèces sont premièrement répertoriés en huit grandes catégories visuelles celles-ci: - Les nageurs: Canards et les oiseaux qui leur ressemblent - Les voiliers: Les goélands et les oiseaux qui leur ressemblent - Les grand échassiers: Les râles et les limicoles (qui cherchent leur nourriture dans la vase) - Les gallinacés: Les gélinottes, les tétras, les colins etc. - Les rapaces: Les buses, les éperviers, les hiboux etc. - Les oiseaux terrestres différents des passereaux. - Les passereaux qui sont des oiseaux de petite taille vivant dans les arbres et chanteurs. Bien sûr c’est large comme point de repaire mais c’est un départ, c’est pour cette raison qu’à l’intérieur de ces groupes se trouvent alors des familles d’oiseaux qui elles sont plus précises. Lorsqu’on aperçoit une espèce inconnue (avoir une paire de jumelles très près c’est toujours pratique) il est bien de prendre l’habitude de comparer la taille à une espèce qui nous est familière comme le moineau, le merle, le pigeon etc. de façon à pouvoir dire “plus petit qu’un merle, un peu plus gros qu’un moineau" . Ça donne également un bon indice. Remarquer la forme c’est important également: est-il trapu comme un étourneau ou élancé comme une pie. La forme de ses ailes: sont-elles arrondies comme celles d’un colin de Virginie ou très pointues comme celles d’une hirondelle ? Observer aussi la forme de son bec: est-il effilé comme celui d’une paruline ou fauvette, gros et court comme celui d’un bruant, en forme de dague comme celui d’une sterne ou crochu comme celui d’une rapace? Quelle forme à sa queue, est-elle très fourchue comme celle de l’hirondelle de grange (1), carrée comme celle de l’hirondelle à front blanc (2), encochée comme celle de l’hirondelle bicolore (3), arrondie comme celle du geai bleu (4)ou pointue comme celle de la tourterelle triste(5)? Le comportement de notre oiseau inconnu est comment: relève-t-il la queue comme un troglodyte ou il la garde abaissé comme un moucherolle? Agite-t-il la queue? Se perche-t-il à la verticale bien en évidence pour partir rapidement à la poursuite d’un insecte? Grimpe-t-il aux arbres comme le grimpeau par saccades ou s’appuyant sur sa queue comme le pic ou il descend tête première comme la sittelle? A-t-il un vol ondulé comme un pic ou en ligne droite comme une tourterelle? Certains oiseaux se reconnaîtront simplement à leurs couleurs, mais bien sûr comment sont ces dites couleurs, un petit guide avec beaucoup d’images aide beaucoup à trouver notre visiteur, car il peut s’agir d’une femelle qui est très souvent différente du mâle ou d’un juvénile qui lui a les couleurs très mélangées tant qu’il n’a pas son plumage d’adulte. Personnellement je peux dire qu’au début la femelle du carouge à épaulettes qui ne ressemble pas au mâle du tout (voir billet sur le carouge à épaulettes dans portrait d’oiseaux) m’a fait chercher un bout mais quand on trouve on s’en souvient après. Les motifs de la queue et des ailes également sont à remarquer, si l’oiseau a une tache sur le croupion ça aide beaucoup car on élimine beaucoup d’espèces. Et bien sûr à quel endroit se trouve notre inconnu, au bord de l’eau, à nos mangeoires , dans un arbre fruitier, en ville, en campagne, en forêt, dans un boisé. S’il se trouve aux mangeoires là aussi plusieurs espèces seront éliminées. Et la période de l’année à laquelle on le voit, en hiver tellement d’espèces migrent que celles présentes sont restreintes c’est un moment idéal pour faire notre apprentissage lentement. Tous ces détails semblent énormes sur le coup à retenir mais petit à petit on arrive à trouver qui sont nos inconnus qui nous font l’honneur de leur visite. Plusieurs billets seront à suivre sur ce sujet car les familles d’oiseaux sont très nombreuses mais les détails de celles-ci aident énormément à notre recherche. BONNES OBSERVATIONS!
November 21 Ouverture de mon 2ème blog Images magiques de GirofléeIl me fait plaisir de vous invitez à faire partie de mon réseau
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Girofléexxx November 15 Cette mésange qui était si timide…Il y a quelques années lors d’une promenade en forêt à l’automne, j’écoutais attentivement tentant de repérer la provenance de certains sons émis par les oiseaux qui s’y trouvaient. Marchant lentement et regardant tout autour de moi espérant apercevoir un de mes amis ailés. À certains endroits le tut tut tut des mésanges à tête noire étaient très présent, car elles chantent à l’année tout comme les sittelles que j’entendaient un peu partout. Espérant toujours qu’un oiseau s’approche soudain un tut tut tut assez sourd et grinçant parvint à mes oreilles. Je m’arrêtai car je savais qu’une mésange était très près, mon regard scrutait tous les arbres aux alentours quand soudain je vis un oiseau sur une branche d’épinette mais une autre branche le cachait. Mais d’apres le tut tut tut émis c’était sûrement la mésange à tête noire, intriguée un peu je lui demandai tout bas pour ne pas la faire sursauter: - Tu es là mésange à tête noire que manges-tu dans cet épinette? J’entendis un petit murmure: - Il n’y a aucune mésange à tête noire ici, elles sont là-bas dans le sentier où l’on retrouve beaucoup de bouleaux. L’oiseau restait toujours cachée derrière la branche il n’était pas facile de l’identifier et pourtant son chant était vraiment semblable à celui de la mésange à tête noire sauf quelques variantes j’en conviens. Je m’empressai de lui demander: - Qui es-tu alors tu ressembles vraiment à une mésange à tête noire, disons le peu que je vois de toi car la branche te cache un peu, approche devant la branche je te verrai comme il faut et tu pourras alors te présenter. - Oh! non je suis très timide c’est préférable que je te réponde d’ici , je ne te connais pas et je suis un peu peureuse. Je décidai donc de rassurer cette mésange inconnue: - Ne t’en fais pas tu es assez haute dans l’arbre je ne grimperai pas c’est trop haut et tu t’envolerais de toutes manières et je ne vole pas. Lentement elle s’avança et je l’aperçu elle n’était pas comme une mésange à tête noire elle avait raison même si je n’en avais pas douter. Elle avait une calotte brune, un peu de blanc sur ses joues, son dos était brun et son ventre avec du blanc et les flancs roussâtres. Pour la longueur par contre selon moi il n’y avait pas beaucoup de différence, soit 13 cm. Je poursuivis en disant: - Et ton nom c’est lequel petit oiseau je suis un peu impatiente de le connaître? - Je suis une mésange à tête brune et très craintive à comparer de mes cousines a tête noire qui sont si braves. - Est-ce que vous êtes plusieurs individus mésanges à tête brune? - Bien sûr nous sommes plusieurs dans les forêts d’épinettes et de sapin nos endroits préférés. Moi et ma conjointe l’été dernier avons eu 6 petits bébés quelle joie et ils se promènent maintenant un peu partout ici aux alentours. C’est un beau souvenir elle avait pondu dans un nid fait de mousses, de lichen et de duvet végétal, de poils et de fourrure dans une cavité naturelle, certaines années on éleve nos petits dans un trou de pic ça dépend, le nombre d’oeufs blancs à taches brunes varies entre 4 et 9. - Wow comme ça je pourrais vous apercevoir souvent vous êtes plusieurs. - Tu sais on approche pas vraiment on se tient plus à l’écart, la timidité l’emporte bien souvent. - Petite mésange à tête brune, tu peux la vaincre ta timidité. Évidemment qu’il faut être méfiant mais si cette crainte te peine, peut-être que tu pourrais te rassurer et risquer, car comme dit le diction qui ne risque rien n’a rien. Un peu songeuse elle reprit: - Tu sais je t’ai vu offrir des arachides écalées et non salées aux mésanges à tête noire et aux sittelles je me tenais plus loin. Mais tu vois c’est que moi aussi j’adore les arachides j’aimerais tellement en avoir mais de là à me poser sur ta main comme elles font oufff c’est difficile. C’est tellement bons des arachides et encore plus l’hiver pour me réchauffer. - Tu te nourris de quoi d’autres? - J’aime bien les insectes je suis un peu acrobate lorsque je m’accroche aux branches pour en trouver. Je mange également du suif et du tournesol. - Tu fréquentes les mangeoires comme ça? - Oui bien timidement mais j’y vais à l’occasion. - Petite mésange j’offre du tournesol, du suif et des arachides également au poste d’alimentation tu es la bienvenue toi aussi. Et bien sûr les arachides j’en apporte avec moi lors de mes promenades en forêt. Baissant la tête et en soupirant elle dit: - C’est si délicieux… - Tu sais moi aussi j’aimerais que tu te perche sur ma main pour prendre ton repas préféré. Continue d’observer les autres qui s’y nourrissent dans ma main et un jour quand tu te sentiras prête toi aussi tu t’y poseras. Je suis vraiment contente de t’avoir connu et ne sois pas triste tu gagneras sur ta timidité. à bientôt gentille amie ailée - À bientôt et merci de m’avoir jasé. Les jours passèrent, l’hiver arriva à chaque jour j’apportais mes fameuses arachides, mésanges à tête noire et sittelles continuaient de venir se nourrir dans ma main. Une journée de gros froid soudain quelle ne fût pas ma surprise de voir se poser sur ma main, la mésange à tête brune elle prit une arachide et avant d’aller la manger sur la branche se tourna la tête et me fit un sourire…. Elle revint très souvent et d’autres mésanges à tête brune se décidèrent elle aussi. Quel plaisir de les observer de si près. Réponses du Mini-quiz du 30 octobre et Nouvelles questionsRéponse de la question 1: B- La reproduction Réponse de la question 2: C- Le lagopède des saules Réponse de la question 3: C- Le faucon pèlerin Réponse de la question 4: B- La longueur du jour par rapport à celle de la nuit Réponse de la question 5: A- La mésange à tête noire
Félicitations à ceux et celles qui avaient trouvé! ------------------------------------------------------------------------------------------------ Nouvelles questions (les réponses seront publiées le 30 novembre) 1- Laquelle de ces trois phrases est fausse? A- Le bruant à gorge blanche peut tapisser son nid de poils de chevreuil B- Le chant du bruant à gorge blanche évoque celui de l’oriole des vergers C- Le bruant à gorge blanche aime bien le raisin
2- L’aigle royal adulte est difficile à différencier d’avec quelle espèce? A- Le faucon émerillon B- Les juvéniles de la petite buse C- Les juvéniles du pygargue à tête blanche
3- Les trois indices: 1er C’est un oiseau mesurant environ 9 cm 2e Le mâle a la gorge d’un rouge brillant 3e Le bec de cet oiseau est très long
4- Lequel de ces oiseaux peut perdre une partie de son plumage sous le coup de la frayeur? A- Le bruant des prés B- Le pluvier kildir C- Le lagopède des saules
5- Laquelle de ces trois phrases est fausse? A- Le dickcissel peut nicher dans une haie B- Le dickcissel se nourrit principalement au sol C- Le chant du dickcissel est “où es-tu Frédéric Frédéric”
BONNES CHANCES!
November 07 Le DickcisselJ’ai souvent mentionné que des visiteurs rares peuvent se présenter à nos poste d’alimentation. J’en ai aperçu à différentes occasion. La période migratoire est propice à ce genre de choses mais en toutes saisons le cas peut se produire et comme ce ne sont pas des oiseaux fréquents, on cherche parfois très longtemps pour les identifier. Le Dickcissel m’a joué le tour durant un été, on a beau avoir vu plusieurs espèces restent qu’il y en a plusieurs et certains oiseaux se ressemblent. Je l’ai aperçu se nourrissant au sol avec les tourterelles et les différentes espèces de bruants qui sont des visiteurs que je vois régulièrement. À première vue il me donnait l’impression d’être un jeune bruant chanteur, son allure dodu lui ressemblait et sa grosseur correspondait, il mesure 16 cm et le bruant chanteur 15. J’ai alors pris mes jumelles car je n’était pas convaincue. Plus je l’examinais plus je me rendais compte que je faisais erreur ce n’était pas un bruant. Mais qui était-il donc? J’ai cherché autant comme autant j’y arrivais pas. Je voyais qu’il avait des sourcils jaunes, des épaules brun-roussâtre, la poitrine jaune, son dos avait des rayures noires au travers du brun roux. Je me suis alors dit c’est peut-être la femelle d’une espèce que je ne vois pas souvent. Regardant image après image, je suis finalement arriver à mon oiseau surprise, c’était effectivement une femelle, la femelle dickcissel et elle se trouvait très loin de son aire de répartition et selon moi en période de nidification le mâle ne devait pas être bien loin mais je ne l’ai jamais aperçu. Le dickcissel n’est pas courant au Québec, peut-être était-elle venue en touriste. Si j’aurais vu le mâle j’aurais trouvé plus rapidement car j’avais déjà vu des photos de lui et comme il a une bavette noire qui le différencie de la femelle c’est plus simple à se souvenir. Dickcissel mâle Dickcissel femelle
La femelle dickcissel se nourrissait de millet blanc et cette espèce d’oiseau cherche sa nourriture au sol, mangeant des insectes et toutes sortes de graines de mauvaises herbes ainsi que des céréales. Il est souvent présent dans les prairies, les champs et particulièrement ceux de céréales. Son chant est composé de deux notes courtes suivies de notes bourdonnantes. Couvant une fois par année, il pond de 2 à 6 oeufs bleu clair dans un nid fait de tiges de mauvaises herbes, d’herbes et de feuilles et occasionnellement d’une tige de maïs, nid qu’il garnira de radicelles, d’herbes fines et de poils et placé dans un arbre ou une haie à une hauteur variant de 60 cm à 4 mètres. Son nid est souvent parasité par le vacher à tête brune qui se fera un plaisir d’y déposer des oeufs comme mentionné dans le billet le concernant. Des visiteurs surprises on peut en voir à différentes reprises et c’est vraiment plaisant c’est une façon de découvrir d’autres espèces qui existent sur la terre. La femelle dickcissel fût présente à mon poste d’alimentation durant plusieurs jours j’ai pu bien l’observer c’est vraiment un très bel oiseau à voir. BONNES OBSERVATION!
November 02 Fais dodo petit oiseauLa plupart des oiseaux sont des créatures diurnes. Les oiseaux de la cour se retirent pour dormir quand la nuit tombe et ne reprennent leur activité qu’au lever du jour. L’heure du dodo varie selon les espèces. La plupart du temps les cardinals, les bruants et les tourterelles sont encore aux mangeoires quand les moineaux domestiques et les pigeons ont quitté pour la nuit. Pour dormir, l’oiseau se cherche un endroit où il sera à l’abri des prédateurs et du mauvais temps bien souvent. La cavité des arbres et les nichoirs bien placés sont des lieux de choix pour beaucoup d’espèces. Une étude a démontré que les cardinals et les moqueurs qui dormaient dans un fourré économisaient au moins un tiers de l’énergie qu’ils auraient consommé en se réchauffant autrement. Une autre étude faite en Russie a conclut que le compagnonnage d’hiver chez les roitelets huppés permettait à 0°C de réduire les pertes de chaleur de 23% quand ils passaient la nuit à deux et de 37% si l’abri réunissait trois oiseaux. Certaines hirondelles arrivant tôt au printemps lorsque le froid n’a pas tout à fait quitté vont également se blottir les unes contre les autres durant la nuit. Plus il y a d’oiseaux réunis plus ils ont l’avantage de se réchauffer mutuellement. Dans les régions où les hivers sont durs, certaines espèces d’oiseaux comme les moineaux domestiques construisent des nids d’hiver qui sont plus petits qu’un nid qui sert à la nidification mais bien garnis de plumes. Les pics mineurs et les pics chevelus creusent des trous où ils passeront les nuits et bien souvent pour les sittelles elles utilisent les nichoirs. Plusieurs espèces prendront l’habitude de passer la nuit dans des perchoirs collectifs, c’est le cas des carouges, des quiscales et des vachers qui forment d’immenses volées pour se réfugier dans les arbres au crépuscule. Dans les villes ont peut apercevoir bien souvent de gros rassemblements d’étourneaux sansonnets. Chez l’oiseau dormir est un excellent moyen d’économiser l’énergie en dehors des periodes d’activités . Aussi les prédateurs remarquent beaucoup moins un oiseau qui est endormi car il demeure silencieux et immobile. Souvent il nous arrive d’apercevoir des oiseaux la tête enfouie sous leurs ailes, on pense qu’ils dorment mais c’est très rare qu’une espèce adoptera cette position inconfortable, c’est plutôt une pause qu’ils font quand ils sont placés de cette façon-là, car cette posture comprend également le bec enfoncé sous l’épaule et une patte repliée très souvent. Pour dormir ils gongleront leur plumage pour garder le plus de chaleur possible. Certaines espèces limitent leur dépense d’énergie en abaissant la température de leur corps un peu comme un thermostat, c’est tout de même bien fait la nature, c’est le cas de la mésange à tête noire qui durant la nuit chute sa température à 10°C et sa fréquence respiratoire passe de 95 à 65 cycles par minute, elle économise donc 20%. D’autres espèces alimentent leur fournaise énergitique durant une partie de la nuit en emmagasinant de la nourriture en fin de journée. Les gros-becs errants accumulent des graines dans leur jabot ainsi que d’autres oiseaux. Une espèce se distingue dans sa lutte contre le froid c’est l’engoulevement de Nutall, c’est le seul oiseau à hiberner. Cet oiseau insectivore qui pèse environ 60g malgré ses 20cm de longueur, voit sa température corporelle baisser à 5 ou 6 °C durant deux ou trois mois. Assez spécial. Si toutefois il est dérangé il peut s’enfuir brusquement mais sa température prendra quelques heures avant de revenir normale. Engoulevent de Nutall Peut-être aurez-vous la chance durant l’hiver d’apercevoir de grosses volées d’oiseaux se rendant à leur dortoir avant la nuit, c’est tout un spectacle. BONNES OBSERVATIONS! October 30 Réponses du mini-quiz du 15 octobre et Nouvelles questionsRéponse de la question 1: C- le chardon Réponse de la question 2: C- Le geai bleu Réponse de la question 3: C- L’hirondelle noire a la queue carré Réponse de la question 4: B- Les hérons Réponse de la question 5: C- Les ictérinés
Félicitations à ceux et celles qui avaient trouvé ----------------------------------------------------------------------------------- Nouvelles questions (les réponses seront publiées le 15 novembre) 1- On dit que le chant est le succès de quoi? A- De meilleures conditions de vie B- La reproduction C- Une plus longue vie
2- Lequel de ces oiseaux peut satisfaire son appétit en ne se nourrissant qu’une fois par jour? A- Le gros-bec errant B- Le bruant familier C- Le lagopède des saules
3- Lequel de ces oiseaux rapaces peut attraper des canards dans les airs? A- La crécerelle d’Amérique B- La pie-grièche migratrice C- Le faucon pélerin
4- Qu’est-ce qui déclenche le besoin de migration chez les oiseaux? A- Le froid B- La longueur du jour par rapport à celle de la nuit C- Le paysage qui change ses couleurs
5- Lequel de ces oiseaux a le plus grand territoire? A- La mésange à tête noire B- Le merle d’Amérique C- Le chardonneret jaune
BONNES CHANCES! October 25 Des oiseaux au talent d’imitateurPlusieurs oiseaux sont d’excellents imitateurs. La petite Rousserolle verderolle occupe la première place en Europe. Elle peut reproduire le chant ou les cris d’une centaine d’espèces d’oiseaux , elle imite bien le merle noir, l’hirondelle de grange et la mésange bleue. L’étourneau sansonnet est un autre génie de l’imitation. Il peut non seulement reproduire le chant d’une cinquantaine d’oiseaux, mais il est également capable d’imiter le miaulement d’un chat, l’aboiement d’un chien ou le meuglement d’une vache. On a même déjà vu un étourneau imiter le tambourinage d’un pic en tapant sur un revêtement de tôle. Pourtant son bec, si long soit-il, n’est pas conçu pour ce genre d’exercice éprouvant. Des observateurs l’ont entendu imiter plusieurs espèces aussi diversifiées que le moineau domestique, le goéland argenté, le pluvier kildir, le carouge à épaulettes et le chardonneret jaune. On rapporte également que le propriétaire d’un étourneau sansonnet a déjà réussi à faire apprendre plusieurs mots à son protégé. Son imitation du téléphone était tellement parfaite qu’elle amenait immanquablement son maître à décrocher le récepteur. Un imitateur particulièrement génial serait le moqueur polyglotte et pour l’avoir entendu à différentes reprises il a un chant d’une grande douceur. Sa virtuosité est telle qu’il est très difficile de faire la distinction entre l’imitateur et le sujet imité. Moqueur polyglotte Le moqueur polyglotte porte bien son nom. Il peut imiter des dizaines d’espèces, (certaines personnes avancent même le chiffre de 150), en plus de croasser comme une grenouille, de reproduire le cri des criquets, d’aboyer lui aussi, de miauler, de caqueter comme une poule, de glousser comme un dindon et d’imiter les notes d’un piano. Même si l’on écoute attentivement, il n’est pas toujours facile de reconnaître l’oiseau imité, car notre artiste n’imite souvent qu’une petite partie d’un chant. Des chercheurs l’ont entendu reproduire le cri ou le chant de 23 espèces en une dizaine de minutes. Son répertoire se modifie et s’enrichit avec l’âge. Le moqueur chat est également un imitateur talentueux et curieusement son cri naturel est comme le miaulement d’un chat. Il sait reproduire le chant d’une quarantaine d’espèces dont celui du geai bleu, de l’hirondelle de grange, du merle et même des grenouilles. Le moqueur roux a des capacités plus limitées, il est dépassé de loin par le minuscule troglodyte de Caroline qui devient tour à tour martin-pêcheur, carouge à épaulettes, oriole du nord, merle bleu de l’est et même moqueur chat. La pie-grièche migratrice, une espèce menacée de disparition au Québec, peut copier des sons émis par les autres oiseaux. Elle imite notamment le tyran tritri, le viréo aux yeux rouges ou encore le merle bleu. En Europe, le geai des chênes, le rouge-queue à front blanc ainsi que la pie-grièche écorcheur sont considérés comme d’excellents artistes dans ce domaine. On ignore encore les raisons pour lesquelles un oiseau imite ses congénères. Il doit avoir entendu un chant quand même à quelques reprises pour le reproduire. Dans le cas du fameux moqueur polyglotte, on pense que les prestations permettent au chanteur de se distinguer côté hiérarchique chez les membres de l’espèce. Enfin, tendons l’oreille et ouvrons nos yeux, pour tenter de localiser la provenance de certains chants et apercevoir qui en est l’auteur, est-ce le chanteur original ou l’imitateur? BONNES OBSERVATIONS!
October 20 Ce pic qui était si différent…En regardant par la fenêtre de la cuisine, j’aperçu soudain dans un épinette un pic différent de ceux que je vois habituellement. Je m’empressai de sortir pour approcher et l’observer de plus près, il était superbe, sa figure était rayée de noir et de blanc il avait une tache rouge sur le front une tache blanche allongée sur l’épaule et son ventre était jaunâtre, son menton était d’un rouge éclatant. Quand il me vit il partit pour s’envoler je lui dis alors: - Attends ne pars pas joli pic. Il semblait hésiter et finalement resta sur la branche en me répondant des sanglots dans la voix: - Je crois que tu ne me connais pas sinon tu voudrais que je parte comme plusieurs font quand il me voit. Toute surprise de sa réponse, je demandai donc: - Oh mais pourquoi je t’enverrais tu ne m’as rien fait? La tête basse il m’expliqua: - Tu vois on me surnomme vampire à plumes. - Te changes-tu en chauve-souris? - Non c’est sûr que je ne deviens pas chauve-souris. - Donc tu n’est pas un vampire, les surnoms parfois ça jouent des tours. Mais pourquoi ce surnom? - Je suce la sève des arbres après avoir percé plusieurs trous symétriques à la verticale et à l’horizontale. J’ai une langue dont l’extrémité est munie de fines excroissances, comme des petits brosses, que j’enduis de sève. C’est mon met préféré. Je ne comprenais toujours pas pourquoi l’envoyer à cause de cela, pour le rassurer je dis donc: - Tu peux en prendre de la sève petit pic, c’est pas grave. En fait quelle espèce de pic es-tu? - Je suis un pic maculé d’une longueur de 20 cm. Hé oui tu sais c’est grave mais ce n’est vraiment pas ma faute même si je m’en sens coupable bien souvent. Je suis né ainsi, la nature m’a fait comme ça. Les arbres sont souvent affaiblis car je leur cause des blessures. La partie que j’entaille devient fragile et peut diminuer la résistance de ces arbres lors de grands vents. C’est pourquoi plusieurs me chassent de leur jardin. - Oh je vois. Tu n’aurais pas le goût de manger autre chose? Croyant que je lui avais fait un reproche il s’empressa de répondre. - Je sais bien ce n’est pas correct ce que je fais. À l’occasion je capture des insectes et parfois je mange des fruits, mais c’est vraiment la sève qui est mon repas principal. - T’en fais pas pic maculé, si la nature t’as créé ainsi tu dois t’accepter comme tu es, sinon tu seras malheureux et te sentiras coupable toute ta vie et ce n’est pas ta faute à toi personnellement. Un défaut peut se corriger mais pas la source principale que tu as pour te nourrir. - Tu es certaine? - Bien sûr pic maculé. Dis-moi est-ce que tu couves? - Moi et ma femelle qui n’a pas le menton rouge mais blanc, nous avons 1 couvée par année, 5 ou 6 oeufs sont pondus dans un trou d’arbre que l’on tapisse de copeaux. Ma femelle couve le jour et moi je prends la relève la nuit. Tu sais je suis content d’avoir jasé avec toi tu m’as rassuré. - N’y pense plus pic maculé. Vois le bon côté de la vie, tu es magnifique à observer tu sais. - C’est sûr que les mésanges bicolores, les sittelles et les colibris profitent souvent de cette sève qui coule. - Tu vois tu es déjà plus positif. Passes une très belle journée pic maculé je vais aller diner… - Bonne journée à toi aussi et merci de m’accepter comme je suis. Et il s’envola l’air plus joyeux…
Giroflée
October 16 L’épervier brunIl ne passe jamais inaperçu. N’ayant peur de rien il fonce sur sa proie avec une grande précision, il peut manquer son coup bien sûr, lorsque l’oiseau qu’il visait prend la fuite . Mais il n’abandonnera pas tout de suite, il peut le poursuivre dans les brousses au risque de se casser les ailes ou le cou. L’épervier brun est un oiseau de proie qu’on peut observer en toutes saisons, certains d’entres eux migreront mais beaucoup resteront. Mesurant 28 à 36 cm, ses ailes sont courtes et arrondies et ont une envergure de 51 à 71 cm. Le dessus de l’épervier brun adulte est gris-bleu ainsi que sa calotte et sa queue carrée et le dessous clair à barres brun roussâtre paraissant presque noir. L’immature lui aura les rayures grossières sur la poitrine et plus claires. On remarque parfois durant l’été que les immatures même en visant bien manquent de pratique dans leur chasse, mais ils sont en apprentissage ce qui est tout à fait normal. Adulte Cet été j’en ai vu à différentes reprises. Il est tenace parfois. Et s’il ne réussit pas à attraper son repas, souvent il se perche très près où il peut voir comme il faut et si un oiseau laisse entendre un chant ou se présente dans les environs sans se rendre compte de la présence de l’oiseau de proie (ce qui est courant chez les jeunes ), l’épervier brun bougera la queue, comme un chien qui est content, sa façon de dire enfin mon repas qui arrive. Il se nourrit de petits oiseaux, pouvant même les capturer au vol et les emporter pour les manger, et comme je l’ai déjà mentionner dans un billet concernant les prédateurs, un oiseau de proie qui attrape reviendra un bon bout. L’hiver j’ai souvent remarqué que pendant une tempête de neige , on le voit arriver très souvent. Évidemment que des oiseaux qui se rassemblent pour se nourrir aux mangeoires c’est moins difficiles à trouver par mauvais temps que de chasser ça et là, la visibilité étant moins bonne souvent les proies ne le voient pas toujours arriver. Nichant 1 fois par année, de 3 à 8 oeufs blanchâtres à taches foncées seront pondus dans un nid comme une plate-forme de branches et garnis d’écorce qu’il placera dans un arbre à une hauteur variant entre 3 mètres et 27 mètres ce qui est très haut. Comme la plupart des oiseaux de proie, la durée de l’incubation et de l’emplumage des oisillons éperviers bruns est plus longue qu’un petit oiseau . Les oeufs avant d’éclore prendront 32 jours et l’emplumage durera pratiquement le même temps. Lors d’une promenade en forêt durant la période de nidification de l’épervier brun, j’ai eu vraiment peur et c’était dans les premières années que j’apprenais l’ornithologie, j’ai appris d’une façon très spéciale cette fois-là. En arrivant dans une petite clairière j’aperçois un oiseau qui fonçait rapidement sur moi, sans avoir le temps de réfléchir à quoi que ce soit car il arrivait vraiment vite vis à vis ma figure, je me suis tassée la tête me faisant frôler le côté droit lors de son passage, mais c’était bien un épervier brun mettons que je l’avais vu d’assez près pour m’en rendre compte, il ne m’aurait pas blessé il ne voulait que m’intimider car je devais être très près de son nid sans savoir. J’ai alors pris la décision que mettre fin à ma promenade cette journée là, l’épervier brun qui comme bruit lorsqu’il est inquiet laisse entendre une série rapide de kek kek kek kek, m’a suivi tant que je n’ai pas été sortie de la forêt car j’entendais dans le haut des arbres ce fameux bruit qu’il faisait. C’est un souvenir inoubliable pour moi. L’épervier brun est un oiseau vraiment impressionnant à observer, dans ses attaques comme dans ses agissements lorsqu’il guette dans les arbres. BONNES OBSERVATIONS! October 15 Réponses du mini-quiz du 30 septembre et Nouvelles questionsRéponse de la question 1: A- le viréo aux yeux rouges Réponse de la question 2: B- 70% Réponse de la question 3: A- Le geai bleu Réponse de la question 4: B- Il construit un faux plancher qui recouvre les oeufs Réponse de la question 5: C- Elle dresse la huppe
Félicitations à ceux et celles qui avaient trouvé!!! ------------------------------------------------------------------------------------ Nouvelles questions (les réponses seront publiées le 30 octobre) 1- Aux mangeoires quelle est la nourriture préférée du tarin des pins? A- L’alpiste B- Le millet C- Le chardon
2- Lequel de ces trois oiseaux accumule les graines dans la poche profonde de sa gorge profonde et va les déguster plus loin? A- Le chardonneret jaune B- Le bruant familier C- Le geai bleu
3- Laquelle de ces trois phrases est fausse? A- Autrefois, l’hirondelle noire nichait dans les gourdes creuses des Amérindiens. B- L’hirondelle noire est également appelée hirondelle pourpré. C- L’hirondelle noire a la queue carrée
4- Le petit butor fait partie de la même famille que quel groupe d’oiseaux? A- Les ibis B- Les hérons C- Les canards
5- De quelle famille d’oiseaux le carouge à épaulettes fait-il partie? A- Les cardinalinées B- Les parulinés C- Les ictérinés
BONNES CHANCES! October 08 Le bruant à couronne blancheArrivant en petits groupes au poste d’alimentation qu’en période migratoire, ce joli petit oiseau est fascinant à observer. Il fait une halte au printemps en revenant de son voyage dans le sud, le temps de se nourrir comme il faut pour se rendre à son but le Nord où il élevera sa petite famille, il refait une autre halte à l’automne juste avant le grand départ pour des pays plus chauds. Il restera 2 ou 3 semaines ici et du jour au lendemain je n’en verrai plus un seul. On le retrouve en compagnie des juncos ardoisés, des bruants à gorge blanche, des bruants familiers, des bruants chanteurs et des bruants fauves. À cette période –ci mes petits compagnons d’automne sont tous présents. Le bruant à couronne blanche ressemble un peu au bruant à gorge blanche sauf qu’il est de forme un peu plus élancée. Mesurant 18 cm. des rayures noires et blanches très nettes garnissent sa tête formant une petite couronne. Son bec est orange-rose. Sa face et sa nuque d’un gris foncé diffèrent un peu du gris plus clair de sa poitrine. Pour l’immature que l’on peut apercevoir l’automne on pourra y voir son motif rayé comme l’adulte sauf que les raies sont brun-roussâtre et grises et non noires et blanches, plumage qu’il gardera tout l’hiver et nous reviendra en plumage adulte.
Bruant à couronne blanche juvénile Se nourrissant au sol de différentes graines répandues au sol, en général je lui offre du millet blanc il en raffole, il mange également des insectes sautant à l’occasion vers l’arrière tout en remuant les feuilles mortes avec ses deux pattes pour y trouver des insectes. C’est très amusant à voir. Occasionnellement il attrape les insectes en plein vol. Le bruant à couronne blanche peut couver de 1 à 4 fois par été, pondant de 3 à 5 oeufs vert bleu à mouchetures foncées dans un nid volumineux qu’il construira avec des herbes, des brindilles, garni d’herbes très fines, de poils et de plumes qu’il placera au sol ou dans un petit arbuste. Son chant varie selon les régions, très souvent il fera entendre des sifflements et trilles. Chant qu’on entend un peu au printemps mais à l’automne il restera comme bien des espèces, plus silencieux. Aux endroits où il passera l’hiver, de très gros groupes seront par contre aperçus, toujours en compagnie d’autres espèces de bruants, au Mexique entres autres et différents états tel l’Idaho, le Kansas, le Kentucky et plusieurs autres endroits. C’est un petit ami ailé vraiment intéressant à observer on ne s’en lasse pas. BONNES OBSERVATIONS!
October 04 Tout un party d’oiseauxJ’étais assise à l’ordi quand soudain en regardant dans la vitrine à ma gauche j’ai aperçu un très gros groupe d’oiseaux sur la pelouse avant, je ramassai la caméra en vitesse et je suis sortie pour les voir de plus près. Approchant un peu ils ne semblaient aucunement dérangés par ma présence, ils étaient intentionnés à manger. Je me risquai donc à poser une question, car je suis de nature très curieuse: - Vous faites un party petits oiseaux, pour quelle occasion? Un d’entre eux s’empressa alors à me répondre et très poliment je dois dire: - Pour aucune occasion en particulier. On s’amuse entre amis pour partager c’est un très grand plaisir de la vie. Veux-tu te joindre à nous? Je répondis un peu gênée: - Je ne voudrais en aucun cas déranger, je ne vous connais pas vraiment même si je crois vous avoir aperçu à l’occasion dans mes arbres fruitiers. Un autre du groupe me dit: - C’est comme ça que tu vas apprendre à nous connaître et tu nous offres toute cette nourriture tu es pour nous une grande amie. J’étais très contente de leur façon de m’accueillir. Je poursuivis donc: - Je vais rester c’est un plaisir, quel est le menu de votre party? Le premier qui m’avait répondu au début me dit: - Sers-toi il y a tellement de fruits ici. Je ne voulais pas le contrarier mais ils étaient sur la pelouse et non dans un arbre fruitier, il les voyais où les fruits au juste enfin peut-être quelques un qui avaient été déplacés par le vent. Le mieux était de demander: - Quels sortes de fruits je n’en vois pas vraiment. Il dit: - Regarde il y en a partout, ce sont des canneberges qui ont poussé dans la pelouse. Tu es si près de la forêt ils se sont semés ici. - Oh je vois, je vais vous les laissé par contre je ne suis pas adepte de canneberges mais je vous tiendrai compagnie tout de même. Puis-je savoir votre nom? Un autre d’entre eux me dit: - Nous sommes des jaseurs des cèdres, on mesure 18 cm de longueur et on est en général frugivores et à certaines occasions on mangent également des insectes. Toi tu es Giroflée on t’as entendu nommé souvent par ta famille. - Vous êtes ravissants, votre plumage gris brun à l’aspect soyeux est garni d’une magnifique huppe et votre bandeau noir vous va à merveille. Je peux même voir que vous avez de petites taches rouges, jaunes et blanches sur les ailes et au bout de votre queue on peut apercevoir une très belle bande d’un jaune éclatant. De vrais petites beautés. Un du groupe répondit: - Tu vas nous gêner avec ces beaux qualificatifs que tu nous attribues. Je dis alors: - Tu sais jaseur des cèdres c’est parce que je vous apprécie. On fait parfois des reproches à certains mais il y a aussi les qualités c’est très important. - C’est bien vrai Giroflée, parfois on voudrait le dire à plusieurs on a pas toujours la chance c’est sûr mais on les apprécie pas moins pour autant. Se parler en partageant chacun nos passions est aussi une façon de montrer notre appréciation. Ils étaient tellement sympathiques ces jaseurs, je me disais j’espère qu’ils ont plusieurs oeufs par couvée car je voudrais qu’ils reviennent pendant encore longtemps, j’osai donc demander: - Vous avez beaucoup de petits par année? On me répondit: - Nous couvons 1 à 2 fois par été, fabriquant un nid fait d’herbes, de brindilles et de mousses garni de radicelles et de matériaux fins que l’ont place à une hauteur variant de 1,20 mètre à 15 mètres sur une fourche. On y dépose de 2 à 6 oeufs pâles à taches foncées. Toute heureuse je me disais ça va faire plusieurs jaseurs dans les années à venir. - Est-ce que je peux vous filmez, histoire d’avoir un souvenir de ce beau party qui tire déjà à sa fin? - Bien sûr que tu peux. Je filmai alors mes amis jaseurs des cèdres. Un d’entre eux m’avertit gentiment: - Oh tu as bougé beaucoup ton transfert risque d’être brouillé un peu par exemple. - Je sais bien jaseur des cèdres enfin au moins j’aurai tout même un beau souvenir de vous et en plus je t’ai pris en plus gros plan vers la fin, je te verrai sûrement mieux. Allez-vous revenir en groupe comme ça? - Nous on se tient en groupe pratiquement toute l’année sauf durant la période de nidification. On reviendra avec plaisir quand les fruits de tes arbres seront mûrs, on adore les sorbiers c’est un délice. Tu vas nous entendre probablement notre chant est un trille très aïgu. Cet hiver observe bien s’il te reste quelques fruits notre cousin le jaseur boréal te fera sûrement une petite visite, il est 2 cm plus long que nous et un peu plus dodu et grisâtre. Merci Giroflée d’avoir assisté à notre party au plaisir de te revoir… - Merci à vous qui m’avez si gentiment invité à bientôt mes chers jaseurs des cèdres, je m’en vais de ce pas partager notre party avec mes amis de blog. Ils s’envolèrent en chantant, effectivement le cri était assez aïgu, j’ai bien hâte de les voir dans mes sorbiers… En transférant le film je me suis dis, il avait raison ce jaseur, mon film n’est pas tout à fait clair mais on peut tout de même bien le voir et apercevoir les convives de mon party d’oiseaux.
September 30 Réponses du mini-quiz du 16 septembre et Nouvelles questions
Réponse de la question 1: C (les souris) Réponse de la question 2: C (les noix) Réponse de la question 3: A (le canard colvert) Réponse de la question 4: C (le pluvier kildir) Réponse de la question 5: C (l’urubu à tête rouge)
Félicitations à tous ceux et celles qui avaient trouvé! ------------------------------------------------------------------------------------------------ Nouvelles questions (les réponses seront publiées le 15 octobre) 1- Un oiseau a exécuté son chant 22,197 fois dans une journée, qui détient ce record? A- Le viréo aux yeux rouges B- Le cardinal rouge C- Le carouge à épaulette
2- Quel pourcentage des jeunes tourterelles tristes risquent de mourir avant l’âge d’un an? A- 40% B- 70% C- 95%
3- Quel oiseau les chasseurs n’aimaient pas car il avertissait tout le voisinage de leur présence? A- Le geai bleu B- Le cardinal rouge C- La sittelle à poitrine rousse
4- Que fait la paruline jaune pour se débarrasser des oeufs du vacher à tête brune qui ont été déposés dans son nid? A- Elle les jète en bas du nid B- Elle construit un faux plancher qui recouvre les oeufs C- Elle les brise
5- Que fait la mésange bicolore lorsqu’elle veut chasser un autre oiseau des mangeoires? A- Elle voltige autour de l’oiseau B- Elle crie très fort C- Elle dresse sa huppe
BONNES CHANCES! September 27 Du bec au gésier en passant par le jabotUn autre organe exclusif aux oiseaux est le jabot qui permet d’entreposer les aliments. C’est une poche élastique qui sert également de caisse de résonnance pour le chant de certaines espèces de tétras. Par contre le jabot est absent chez plusieurs oiseaux chanteurs granivores de même que chez les canards, les oies, les grues, les fauvettes et les merles. La paroi de l’oesophage étant souvent élastique il est tout de même possible pour ces oiseaux de stocker de la nourriture. Par ailleurs il est très développé chez les granivores comme la poule, la gélinotte, le tétras et autres gallinacés ainsi que chez le pigeon. Le jabot de ce dernier et des espèces apparentées (comme les tourterelles) est unique dans le monde aviaire car il sécrète pour leurs petits, une substance riche et épaisse appelée “lait de pigeon” composée de protéines et de graisses et ce liquide est la seule source de nourriture pour des oisillons durant les premiers jours suivant l’éclosion. Après être demeurés quelque temps dans le jabot, les aliments poursuivent leur route vers le gésier. Mésanges, Moineaux domestiques, Sizerins flammés et chardonnerets se donnent beaucoup de peine pour décortiquer les graines, alors que les tourterelles, les pigeons et les gallinacées les avalent entières, chose que l’on peut observer au poste d’alimentation, j’ai souvent dit une si petite mésange semble avoir toute les misères du monde à défaire une graine de tournesol tandis que les tourterelles beaucoup plus grosses bien sûr les avalaient avec l’écale. Cette différence de comportement alimentaire démontre que le système digestif n’est pas identique chez tous les oiseaux. À défaut de posséder un bec puissant, les oiseaux de la famille du pigeon possèdent un gésier capable d’écraser les graines. Le gésier est aux oiseaux ce que la mâchoire et les dents sont aux mammifères. Doté d’une forte musculature, il agit comme une meule qui écrase la nourriture. La puissance des muscles du gésier a toujours étonné les chercheurs qui ont étudié le phénomène. Chez le canard branchu, le gésier peut réduire des noix sauvages en purée. Celui de l’Eider à duvet broie facilement les coquillages surtout les moules bleues. On raconte qu’au 17ème siècle, un dindon avait ingurgité, des billes de verre, des cubes de plomb et une petite pyramide de bois. Une journée plus tard le verre avait été pulvérisé, le plomb aplati et le bois déchiqueté, étonnant tout de même. Au cours d’une autre expérience plusieurs décennies plus tard, des tubes d’étain ont aussi été écrasés par le gésier d’un dindon. Pour obtenir le même résultat avec une paire de pinces il aurait fallu exercer une pression de plus de 200 kg. Le gésier de cette espèce peut venir à bout d’aiguilles en acier ou même de lames de scalpel. La plupart des oiseaux qui ont un gésier bien développé utilisent des substances abrasives pour faciliter la digestion. C’est le cas de certains bruants, des roselins, des canards et des oies. Ils prennent habituellement de petits cailloux ou des grains de sable qui font office d’abrasif. Parfois dans le même but ils avaleront des graines très dures. On peut retrouver dans le gésier d’une autruche jusqu’à 1 kilo d’abrasif, surtout des cailloux atteignant 2,5 cm de diamètre, évidemment comme elle est très grande, elle emmagasine plus. Plusieurs objets assez inusités ont été retrouvés dans le gésier des oiseaux. Une ruée vers l’or aurait même été déclenchée dans le Nébraska au début des années 1900 après qu’on eut découvert des pépites dans le gésier de canards qui avaient été chassés. Ils sont étonnants même dans leur système digestif ces oiseaux. En les regardant se nourrir à nos mangeoires on constatera les différentes façons de procéder de nos visiteurs. BONNES OBSERVATIONS! September 23 Tout un caractère cet oiseau…Pendant que je ramassais différentes choses dehors qui ne servent plus à ce temps-ci de l'année, une histoire me revint à la mémoire, celle d'un oiseau qui avait passé le printemps dernier, je l’avais regardé agir et je m’étais rendu compte qu'il était différent de la majorité des espèces qui fréquentent mes mangeoires, l'ayant observé pendant plusieurs jours, je me décidai à lui parler: - Bonjour petit oiseau Se tournant la tête il me regarda et continua à manger de plus belle sans dire un mot. Je lui demandai donc: - Est-ce que je te dérange? J'entendis un faible "non non". Je me disais vraiment pas jaseur cet oiseau, pourtant habituellement ils aiment bien converser, ça m'étonnait beaucoup. Peut-être la gêne le faisait agir ainsi et pourtant ces agissements des jours passés étaient loin d'être ceux de quelqu'un de timide. Insistante je repris donc: - Qui es-tu, tu as la forme du chardonneret jaune mais tu n’as pratiquement pas de jaune sauf une faible ligne sur tes ailes dans ton plumage brun rayé? Il répondit sans sourire par contre: - Je suis un chardonneret aussi, un chardonneret des pins, mais on a changé mon nom pour tarin des pins. Je mesure également 13 cm oui comme le chardonneret jaune, mais je suis beau quand même et je mange du chardon et du tournesol comme lui, parfois des insectes et des mauvaises herbes. Oh la la il avait tout un caractère. Je poursuivis car j’avais vraiment des choses à lui dire… - Bien sûr que tu es joli tarin des pins et tout mignon avec ton bec très pointu, j’aime tellement les oiseaux. D’où viens-tu donc? - Moi je suis un nomade, mes séjours sont imprévisibles je n’ai donc pas d’habitat fixe et je peux changer d’environnement tous les ans. Tu t’appelles comment toi madame la jasette? - Moi c’est Francine Giroflée, tu sais tarin des pins je t’ai observé beaucoup ces derniers jours et j’ai appris beaucoup même. Intrigué un peu il demanda? - Sûrement que des belles choses n’est-ce pas ?je sais je suis parfait. Un peu mal à l’aise je me dis oups pas trop humble ce petit oiseau, ma réponse risque de le surprendre: - Pas tout à fait tarin des pins, j’ai remarqué ton comportement aux mangeoires malheureusement j’ai été un peu déçue, je t’ai vu chasser les chardonnerets jaunes et pourtant des places étaient libres dans la mangeoire, tu pouvais donc le laisser manger lui aussi. Tu as agis de la même façon avec le roselin sur la mangeoire de tournesol et il y a 12 perchoirs, mais tu l’as chassé quand même, pourquoi donc? Me regardant un peu de travers, ça ne semblait pas lui tenter de me répondre du tout, mais pour se défendre il se décida donc à le faire: - Tes chardonnerets jaunes et tes roselins sont tes chouchous. Baw si je suis là ils n’ont qu’à revenir quand je n’y serai plus c’est simple. As-tu autre chose à me reprocher madame la Giroflée, tant qu’à y être pfff, tu ne vois même pas mes qualités… - Regarde petit tarin des pins je suis convaincue que tu as des qualités , tous les êtres vivants en ont. Mais tu les caches avec ta domination, un gros défaut, ce qui est vraiment dommage car je vais te dire à manipuler les autres tu n’en sortiras jamais vainqueur, tu les blesses et ils ont beaucoup de peine, peut-être n’y as-tu pas pensé? - J’ai jamais vu ça de cette façon, et puis de toutes façons je suis né ainsi alors défaut pas défaut, ma vie est comme ça. - Pauvre petit tarin des pins, tu sais à éloigner les autres comme tu le fais en dominant ainsi un jour tu te retrouveras très seul. Tu vois même si tu es né ainsi, les défauts ça se corrigent et je suis convaincue qu’avec le caractère que tu as tu es capable d’y arriver. Sans être parfait s’améliorer c’est beaucoup. Acceptent les autres aux mangeoires ça sera déjà un très bon début. Je pourrai alors voir beaucoup plus de qualités elles seront plus visibles. L’air étonné par mes réponses il dit: - Je vais devoir y réfléchir. Je peux peut-être envisager une légère correction mais les autres tarins vont naître comme moi alors… - Tu as combien de petits par année? - J’ai 1 ou 2 couvées par année et ma femelle pond de 1 à 5 oeufs bleu-vert clair à tâches foncées dans un nid fait d’herbes et de radicelles et garnis de plumes, placés sur une branche d’arbre à une hauteur pouvant varier de 90 cm à 15 mètres au dessus du sol. Je lui souris me disant je vais l’encourager et poursuivit: - Tu vois ces petits que tu auras tu pourras aussi leur apprendre à être moins dominant et eux à leur tour le feront dans les années à suivre avec les leurs. - Tu as peut-être raison Francine Giroflée. Je vais tenter je t’en fais la promesse. - Je sais que tu vas essayer et essayer c’est beaucoup. Reviens me voir tarin des pins tu vas voir je ne fais pas que des reproches et moi aussi j’ai des défauts que je tente d’améliorer, la vie est ainsi faite. À bientôt petit oiseau…. - À bientôt Francine Giroflée. Le voyant qui se préparait à s’envoler je m’empressai de lui dire: - Je t’aime bien tarin des pins… Il se retourna et enfin je vis un sourire dans ses yeux. Giroflée
September 19 La migration d’automneMême si certaines espèces d’oiseaux sont résidantes et visitent les mangeoires l’hiver, le nombre de celles qui sont migratrices est beaucoup plus élevé. Évidemment comme je l’ai déjà mentionné dans le billet les avantages et les désavantages de la migration, la baisse de nourriture est une cause même si plusieurs raisons restent inconnues au niveau de certains de nos amis ailés. Dans le cas de plusieurs sortes d’oiseaux le besoin de migration est déclenchée par le photopériodisme c’est à dire la longueur du jour par rapport à celle de la nuit qui influence le fonctionnement hormonal de l’oiseau. Ce phénomène permet à l’animal de se préparer au grand départ, notamment en assurant une accumulation de graisse sous la peau. Les oiseaux utilisent des méthodes variées pour se diriger durant leurs voyages. Ils peuvent s’orienter grâce à la position du soleil et des étoiles. Ils réagissent également au champ magnétique terrestre et aux vents dominants , avec le vent ça aide à dépenser moins d’énergie. Chose que j’ai souvent remarqué à cette période-ci de l’année, plusieurs espèces quittent durant ces fameux vents. Ils pourront également suivre le relief pour se guider. Le sens de l’orientation de certains oiseaux est stupéfiant. Les jeunes oiseaux parviennent à se rendre sur leur territoire d’hivernage grâce à un réflexe inné et à l’apprentissage. Mais malheureusement certains se perdent parfois en route par manque d’expérience. De nombreux oiseaux de rivage qui se reproduisent dans le Grand Nord canadien traversent les deux Amériques chaque automne et chaque printemps, un voyage de plus de 20 000 km. Un Tourne-pierre à collier, un joli oiseau de rivage qui niche en Scandinavie et dans la toundra canadienne, a déjà quitté l’Alaska en août pour atteindre les îles d’Hawaï trois jours plus tard. Il avait donc accompli un peu plus de 1000 km par jour à une vitesse moyenne de 43 km/h. La paruline rayée, un oiseau de la dimension d’une fauvette, quitte souvent le Québec pour se rendre directement en Amérique du Sud, un voyage continu de 86 heures. À la fin elle n’a plus que les plumes et les os ayant dépensé énormément d’énergie qui peut être comparable à celle d’un homme courant un peu plus de six kilomètres à la minute durant 80 heures d’affilée, évidemment c’est impossible courir une telle distance en si peu de temps. En Europe, le Traquet motteux quitte la Scandinavie pour traverser les 2000 ou 3000 km d’océan qui le séparent des îles britanniques. Plusieurs migrateurs d’Europe doivent aussi voler sans interruption sur une distance de 1100 km au-dessus de la Méditerranée. Après ce périple, ils se reposent quelques temps et reprennent leur route pour franchir, cette fois, les 1600 km du désert du Sahara. Certains faucons nichant en Asie traversent directement les 4000 km de l’océan Indien pour atteindre la côte est-africaine un voyage de trois ou quatre jours environ. D’autres migrateurs parcourent seulement quelques centaines de kilomètres vers le sud pour éviter les grandes périodes de gel. On a également les visiteurs hivernants qui eux auront migré mais pour visiter nos mangeoires , n’étant pas dérangé par le froid mais qui auront quitté leur aire de nidification à cause du manque de nourriture, c’est le cas du dur-bec des pins, des sizerins, des bruants des neiges. De ce temps-ci les premières bernaches commencent à passer et comme les oies des neiges , on pourra les apercevoir durant plusieurs semaines. En fait il m’est arrivé d’apercevoir des volées immenses d’oies qui n’avaient pas encore quitté au début décembre, il faut dire aussi que cet hiver-là fût particulièrement doux et avec peu de neige. Oies des neiges Identifier les espèces oiseaux à cette période-ci n’est pas toujours facile, la plupart des immatures n’ayant pas leur plumage d’adulte il peut arriver de confondre et c’est tout à fait normal, mais on en reconnaît plusieurs tout de même. L’observation des oiseaux est très intéressante, des espèces de passage peuvent nous visiter le temps d’une halte. BONNES OBSERVATIONS! September 16 Réponses du mini-quiz du 30 août et Nouvelles questionsRéponse de la question 1: A- vert Réponse de la question 2: B- le gros-bec errant Réponse de la question 3: C- blanc Réponse de la question 4: A- le vacher à tête brune Réponse de la question 5: A- le tourneso
Félicitations à tous ceux et celles qui avaient trouvé! ------------------------------------------------------------------------------------ Nouvelles questions (les réponses seront publiées le 30 septembre) Question 1: Quelle est la nourriture préférée de l’effraie des clochers? A- Les insectes B- Les noix C- Les souris
Question 2: Quelle nourriture le pic chevelu et la mésange à tête brune ont-ils en commun? A- Le chardon B- Le millet jaune C- Les noix
Question 3: Lequel de ces canards est l’ancêtre de la plupart des canards domestiques? A- Le canard colvert B- Le canard kakawi C- Le canard noir
Question 4: En cas de danger, cet oiseau attire l’attention sur lui-même pour détourner le prédateur de son nid, qui est-il? A- Le chardonneret jaune B- Le roselin pourpré C- Le pluvier kildir
Question 5: Lequel de ces trois espèces d’oiseaux ne chante jamais? A- La tourterelle triste B- Le moqueur chat C- L’urubu à tête rouge
BONNES CHANCES! September 13 BLOG EN PAUSEBLOG EN PAUSE
Blog en pause jusqu'à mercredi pour raisons personnelles.
à bientôt, Giroflée xxx September 10 La longévité étonnante des oiseauxOn aimerait bien que les mêmes oiseaux que l’on observent chaque année nous reviennent, mais ce n’est vraiment pas toujours le cas. Les mêmes espèces reviendront mais pas nécessairement ceux qui se sont nourrit à notre poste d’alimentation ou encore qui ont niché dans nos alentours. Les oiseaux vivent en général de deux à cinq ans et leur existence n’est pas de tout repos. Comme on sait ils doivent mener un combat incessant pour se nourrir et se reproduire. On comprend donc qu’un grand nombre meurent en très bas âge. Chez les passereaux, les deux tiers des jeunes en âge de voler disparaissent au cours de leur première année d’existence. On estime que 25% de ceux qui restent subissent le même sort avant l’âge de deux ans. Une étude réalisée en Arizona a démontré que seulement 11% des juncos aux yeux jaunes se présentaient sur les territoires de reproduction le printemps suivant leur naissance. Bien sûr sans en faire des coupables, les prédateurs sont responsables d’un nombre important de décès chez les petits oiseaux, mais ils ont besoin de se nourrir eux aussi et la nature les a fait ainsi. Chaque année l’épervier d’Europe capture à lui seul de 18 à 34% des rejetons de la mésange charbonnière. En Amérique du Nord 70% des jeunes tourterelles tristes meurent avant l’âge d’un an et le taux annuel de décès chez les adultes est de 55%. Par contre il existe des cas exceptionnels, certains individus pourront cependant vivent durant 10 ans. La tourterelle triste est l’un des oiseaux les plus chassés sur le continent nord-américain. Ils ne faut pas oublier aussi que les accidents mortels sont nombreux. Des colibris ou de petits bruants restent parfois prisonniers dans de grandes toiles d’araignées. L’hirondelle de grange (hirondelle de cheminée), elle peut parfois mourir d’inanition, incapable de se nourrir si elle reste prisonnière par les longues herbes qu’elle utilise pour la construction de son nid, car son nid n’est pas conçu que de boue. Mais évidemment ces accidents n’arrivent pas toujours , mais c’est une chose qui peut se produire. À la suite de collisions avec des voitures 60 millions d’oiseaux trouveraient la mort sur les routes chaque année et ça seulement sur le territoire américain. On peut donc conclure que c’est la même chose pratiquement partout. On croit généralement que les petits oiseaux vivent moins longtemps que les gros. Mais des records de longévité par contre furent atteint. Un colibri à gorge rubis aurait butiné durant 14 ans dans un jardin en Arizona. L’âge maximum atteint dans la nature par certaines espèces d’oiseaux est de : 11 ans chez le pic epeiche, 13 ans chez le rouge-gorge, le coucou gris et le gros-bec errant; 15 ans chez la pie bavarde et le cardinal rouge; 23 ans chez le vanneau huppé et la bernache du Canada; 27 ans chez le goéland argenté; 36 ans chez l’aigle royal; 53 ans chez l’Albatros de Laysan et même 63 ans chez la mouette rieuse. Un individu d’une espèce très prisée par les chasseurs, un canard colvert qui avait été bagué avait atteint l’âge de 29 ans. Un autre exploit est celui d’une sterne arctique qui a vécu 34 ans, une longue vie pour un des plus grands migrateurs de la planète, plusieurs spécimens de cette espèce ne vivent qu'une vingtaine d’années. L’espérance de vie peut sembler un peu triste pour certaines espèces, mais ce taux de mortalité contribue à stabiliser les populations. Tous les oiseaux chanteurs ne meurent pas jeunes et un petit nombre atteint même un âge vénérable. Nos mangeoires et nos arbres accueilleront très longtemps nos amis ailés à observer. BONNES OBSERVATIONS! |
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